L’Afrobasket 2025 touche à son sommet. Ce dimanche soir à Luanda, l’Angola, pays hôte et géant du basket africain, affronte le Mali, surprise du tournoi, pour une finale inédite qui restera dans l’histoire.
Depuis le 12 août, la compétition a livré 35 matchs au suspense constant, avec des marges souvent réduites à un seul chiffre. Le Mali a créé l’exploit en éliminant le Sénégal en demi-finale (88#80), tandis que l’Angola s’est imposé au finish face au Cameroun (74#73), porté par l’énergie de son public.
Les Palancas Negras retrouvent la finale dix ans après leur dernière apparition. Onze fois champions d’Afrique, ils s’appuient sur l’adresse de Childe Dundao (15,5 points par match) et la puissance de Bruno Fernando (7,4 rebonds).
Leur profondeur de banc impressionne également, avec 40 points en moyenne apportés par les remplaçants. Pour l’Angola, ce rendez-vous a des allures de renaissance après une décennie sans titre.
Le Mali, lui, écrit une page totalement nouvelle. Jamais finaliste auparavant, il vit une aventure inédite portée par une génération talentueuse. Siriman Kanouté, meilleur passeur du tournoi (8,5 passes décisives), et Alou Diarra, dominateur au rebond (10,5), incarnent cette équipe ambitieuse qui rêve de renverser les pronostics.
Malgré deux défaites en phase de groupes, les Aigles ont su se relever pour atteindre cette première finale.
Sur le papier, l’Angola part favori. Les confrontations passées entre les deux nations parlent d’elles-mêmes : les Angolais ont remporté tous leurs duels, dont une large victoire 82#36 en 2013. Mais les chiffres actuels montrent un équilibre. L’Angola tourne à 79,8 points de moyenne, le Mali à 79. Leur efficacité au tir est quasiment identique (41 % contre 40 %). La vraie différence se trouve au rebond, secteur où les Maliens dominent nettement (46,5 contre 40,2).
À 18h (T.U), au Pavilhão Multiusos do Kilamba, l’histoire s’écrira : l’Angola renouera-t-il avec son passé glorieux ou le Mali s’offrira-t-il un premier sacre historique ? Réponse ce soir.
Miss Darlix.
Crédit photo : FIBA
