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Rédigé par 23 h 58 min Athlétisme, Sport

Athlétisme/Togo : Raymond GABIAM à la conquête du sprint et du saut en longueur

L’athlétisme entre dans sa vie à 16 ans. En 2008, inspiré par Usain Bolt aux Jeux Olympiques de Pékin, il exprime son amour pour le sprint.

Dans l’arène de l’athlétisme Togolais, un nom résonne : Raymond GABIAM. Né le 12 juillet 1994, ce sprinter et sauteur en longueur poursuit sa passion et fait des exploits dans les compétitions nationales, régionales et internationales.  Il a accepté se confier à Ahouevi info.

L’athlétisme entre dans sa vie à 16 ans. En 2008, inspiré par Usain Bolt aux Jeux Olympiques de Pékin, il exprime son amour pour le sprint.

« L’amour pour le sprint m’est venu en 2008 lors des Jeux Olympiques de Pékin où j’ai eu à découvrir le phénomène Usain Bolt. C’était ma première fois de suivre les Jeux Olympiques à la télé et je me suis dit qu’avec tout ce qu’il a eu à accomplir durant ces Jeux Olympiques que je vais le prendre comme modèle et m’intéresser à sa vie, à sa progression et à comment il a eu à faire pour atteindre ce niveau. Je n’ai rajouté que le saut en longueur plus tard… » raconte-t-il.

Après son baccalauréat, il rejoint un club d’athlétisme et progresse rapidement. En 2016, il devient le premier champion universitaire du 100m. Son engagement et sa discipline le conduit sur la scène nationale et au-delà.

La routine de Raymond

Être un athlète de haut niveau implique rigueur et dévouement. Pour Raymond, chaque journée commence tôt, vers 7h, avec un petit déjeuner équilibré avant d’entamer ses exercices de mobilité et d’étirements.

« L’entraînement du matin commence souvent par une séance de sprints, Par un échauffement complet pour éviter la blessure, j’ai un jogging léger, des étirements dynamiques et quelques accélérations pour préparer les muscles à la vitesse. Ensuite on enchaîne avec des séries de sprints de différentes distances, variant souvent entre 30 mètres et 200 mètres, avec des récupérations entre chaque série. Au niveau du saut, je passe souvent des exercices spécifiques pour le saut en longueur. Cela inclut des sauts d’appels, des répétitions de phases de vol et des sauts avec des mesures pour ajuster ma technique et améliorer ma performance. Après une matinée intense, souvent je prends un déjeuner riche à midi pour pouvoir bien récupérer et remettre les muscles en place et leur permettre également de se préparer à l’effort que j’aurai à fournir le lendemain ou à la prochaine séance d’entraînement… » explique-t-il.

Le progrès de l’athlétisme Togolais et ses défis

Le niveau progresse grâce aux efforts de la fédération et des athlètes engagés sur le plan national, régional. Cependant, les défis restent nombreux :

« Des athlètes ont montré que le Togo a un réel potentiel dans cette discipline. Comme par exemple le demi-fond où nous avons l’athlète YOA-GBATI Makman qui a eu à battre à plusieurs reprises les records sur les 800 et 1500m. En sprint, également, nous avons une nouvelle génération qui émerge bien avec certains athlètes qui s’entraînent à vivre à l’étranger, notamment en France et aux États-Unis. Et cette dernière permet à nos athlètes togolais qui sont par exemple ici au pays de nous inspirer d’eux, de mieux nous entraîner et de nous mesurer à nos homologues lors des compétitions internationales. Mais malgré le progrès, il reste des défis à surmonter. En matière de financement, beaucoup d’athlètes togolais manquent de ressources pour bénéficier d’une préparation optimale, que ce soit en termes de matériel, d’encadrement technique ou de compétition internationale. Cela peut freiner l’évolution. Il y a également besoin d’améliorer la détection et l’accompagnement des jeunes talents. Il faut des programmes de formation plus accessibles et des bourses pour permettre à ces jeunes qui émergent d’avoir une réelle chance de percer au niveau international. » souligne ce sprinter de 31 ans.

Parmi les souvenirs les plus inoubliables de sa carrière, Raymond cite sa triple victoire en 2023 lors des premiers championnats militaires et paramilitaires d’athlétisme, aussi en 100m, 200m et le relais 4x100m sous les couleurs de l’OTR.

« Mes souvenirs les plus inoubliables, je dirais que c’est mon premier titre en tant que champion universitaire en 2016, où les Jeux universitaires ont été réinstaurés. J’ai été le premier champion sur 100m. Et par après, j’ai eu la chance de voyager et de représenter le Togo, notamment à Porto-Novo, durant le tournoi de la solidarité.  J’ai eu à faire un break pour de raisons professionnelles et je n’ai repris l’athlétisme qu’en 2022. Déjà en 2023, J’ai été triple fois champion sur 100 , 200 mètres et sur le relais 4 x 100 mètres lors des premiers championnats militaires et paramilitaires d’athlétisme où j’ai eu à représenter l’équipe de l’OTR, notamment la Douane. Juste après cette compétition, j’ai été sélectionné pour prendre part aux Jeux africains au nom du Togo », écrit-il visiblement ému. 

Aujourd’hui, son regard est tourné vers l’avenir avec un rêve en tête.

« Mon plus grand rêve aujourd’hui en tant qu’athlète, surtout après avoir pris part aux Jeux africains l’année dernière, c’est de participer à des compétitions encore plus relevées, notamment dès l’année prochaine, réussir à faire le minima pour les jeux du Commonwealth qui auront lieu à Glasgow en Écosse en 2026 et également décrocher le minima pour les jeux de la francophonie qui auront lieu en 2027 en Arménie. Pour couronner le tout, le graal pour pouvoir être sélectionné pour les Jeux Olympiques de 2028 à Los Angeles. »

Propos recueillis et retranscrits par E.V

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