À trois ans des JO de Los Angeles, l’américain Michael Johnson, quadruple champion olympique et ancien détenteur des records du monde du 200 m et 400 m, lance un projet : le Grand Slam Track (GST). Ce défi athlétique fera son début ce vendredi 4 au 6 avril 2025 à Kingston (Jamaïque).
Une compétition pour les sprinteurs et les demi-fondeurs
Le GST, inspiré du Grand Chelem de tennis et de golf, prévoit quatre grands meetings en 2025. Après la Jamaïque, les athlètes s’affronteront à Miami (2-4 mai), Philadelphie (30 mai-1er juin) et Los Angeles (27-29 juin).
Contrairement aux formats classiques, ce circuit se concentre uniquement sur les courses, réparties en six catégories (hommes et femmes) : sprint court, sprint long, haies courtes, haies longues, demi-fond et fond.
Le grand atout du GST réside dans ses récompenses financières : les vainqueurs de chaque meeting toucheront 100.000 dollars, avec des primes qui vont de 50.000 à 10.000 dollars pour les huit premiers. Un montant bien plus élevé que celui proposé par la Diamond League, où un succès se limite à 10.000-20.000 dollars, et la finale à 30.000-50.000 dollars. Pourtant, malgré l’attractivité de ces primes, certains athlètes restent hésitants.
Le défi de la popularité
Le but de Johnson est d’offrir un spectacle continu, avec les mêmes athlètes qui s’affrontent sur plusieurs week-ends chaque année. Et aussi de renforcer l’attrait du public sur l’athlétisme, une discipline parfois perçue comme figée.
Parmi les noms confirmés, on trouve l’Américaine Sydney McLaughlin-Levrone, championne olympique et détentrice du record du monde du 400 m haies, Cole Hocker et Dina Asher-Smith.
Plusieurs autres stars de l’athlétisme, y compris des athlètes africains, sont également attendus pour ce grand rendez-vous.
E.V.
Source: page Twitter Grand Slam Track, Figaro

