La championne du monde en titre du marathon et championne olympique de Tokyo 2021, la Kényane Peres Jepchirchir, a été provisoirement suspendue par l’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU). Des traces d’érythropoïétine (EPO) ont été détectées lors de contrôles effectués avant le marathon de Sydney, remporté par l’athlète de 33 ans le 30 août 2026 en 2 h 18 min 31 s. Son palmarès compte également des victoires aux marathons de New York (2021), Boston (2022) et Londres (2024).
L’EPO est une substance interdite qui stimule la production de globules rouges et améliore le transport de l’oxygène. La suspension provisoire reste toutefois distincte d’une sanction définitive, en attendant la conclusion de la procédure.
Le système kényan sous surveillance
Depuis 2017, plus de 140 athlètes kényans ont été suspendus ou sanctionnés pour des infractions antidopage, dont Ruth Chepngetich, détentrice du record du monde féminin du marathon.
Ces affaires répétées fragilisent l’image d’une grande nation du fond mondial. Deuxième au tableau des médailles aux Championnats du monde de Tokyo en 2025 avec onze récompenses (dont sept en or), le Kenya fait face à de vives interrogations sur ses mécanismes de contrôle.
La situation est d’autant plus sensible que le pays accueillera les Championnats du monde d’athlétisme en 2029, une première pour l’Afrique. Le 6 octobre, le président de l’Agence mondiale antidopage (AMA), Witold Banka, avait appelé le Kenya à montrer l’exemple. À l’approche de cette échéance, la crédibilité du système antidopage kényan sera particulièrement scrutée.
E.V.
Crédit photo : DR