Du 4 au 16 août 2026, Abidjan accueillait l’AfroBasket U18. Au-delà des scores, cette compétition livre des enseignements précieux pour le futur du basket africain, avec le tableau féminin en première ligne.
L’hégémonie malienne reste intouchable chez les filles
Le dixième sacre du Mali (victoire face au Nigéria 77-68) ne relève pas du hasard. Il confirme la maturité du programme de formation malien, capable de produire des talents mûrs pour le très haut niveau. Porté par Maimouna Traoré (MVP) et l’adresse de Conde Keita (20 pts/m), le Mali a affiché une sérénité collective remarquable. Derrière, la hiérarchie s’affirme aussi l’Égypte, qui a décroché une médaille de bronze méritée en dominant la Côte d’Ivoire (60-52).

Grâce à une structure de jeu bien rodée et aux performances individuelles de figures comme Hania Hassabelnaby, les Égyptiennes confirment qu’elles restent une place forte incontournable du basket de formation africain.
Chez les garçons : la fin des certitudes et l’effet domicile
Le tableau masculin a offert une lecture bien différente : celle de l’impact du public et du renouvellement des forces. En surclassant le Sénégal (73-51), la Côte d’Ivoire n’a pas seulement décroché son premier titre U18 ; elle a prouvé qu’un travail de formation local, galvanisé par l’énergie d’une salle à domicile, pouvait faire sauter les verrous historiques.

Portée par Nathan Djakou (22pts), la sélection ivoirienne a imposé un rythme défensif auquel le Sénégal n’a jamais pu s’adapter.

Les 5 majeurs
Avec le Cameroun qui va chercher le bronze au mental face au Mali (73-69) et le Bénin récompensé équipe Fair-Play, cette édition 2026 marque un tournant : la hiérarchie des jeunes s’élargit, promettant une concurrence de plus en plus dense pour les années à venir.
Miss Darlix.
Source : FIBA