Présents dans les ménages, les quartiers et les espaces publics, les déchets organiques constituent une source de dégradations sanitaires et environnementales, mais leur valorisation offre une réelle opportunité pour l’agriculture et l’énergie. Le Togo mise sur les biodigesteurs, une technologie capable de transformer ces rebuts en gaz de cuisson, en électricité et en fertilisants agricoles.
Au-delà de la production énergétique, cette solution contribue à réduire la dépendance aux combustibles traditionnels, à améliorer la fertilité des sols et à limiter les émissions de gaz à effet de serre, ouvrant des perspectives pour le développement économique, notamment en milieu rural.
Un plan stratégique pour structurer le secteur
C’est dans cette dynamique qu’une délégation de l’Alliance pour le biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (AB-AOC) séjourne à Lomé. L’objectif est d’accompagner le Togo dans son ambition d’installer 50 000 biodigesteurs et de favoriser le marché de cette technologie dans la sous-région.
Les travaux portent sur l’examen et l’approbation du plan stratégique 2026-2030 de l’Alliance. Cette feuille de route s’articule autour du développement du secteur marchand, de l’amélioration de la coordination entre pays membres, ainsi que du renforcement de la gouvernance et du cadre institutionnel.

La rencontre vise à harmoniser la compréhension des orientations stratégiques, à renforcer la coopération entre les acteurs et à préciser les mécanismes de mise en œuvre. À terme, cette feuille de route doit produire des impacts concrets dans l’énergie, l’environnement et l’agriculture, tout en améliorant les conditions de vie des populations.
Pour le Togo, cette démarche traduit la volonté de passer de l’expérimentation à une phase opérationnelle pour faire des biodigesteurs un levier de développement durable.
Wan
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