C’est une consécration gravée dans le marbre et une immense fierté pour le basket-ball africain et sa diaspora. Dans la nuit du 13 au 14 juin 2026, le pivot germano-togolais Ariel Hukporti a soulevé le mythique trophée Larry O’Brien. Au terme d’une finale maîtrisée face aux San Antonio Spurs de Victor Wembanyama (4-1), les New York Knicks ont mis fin à une terrible disette de 53 ans sans titre.
Pour le joueur d’origine togolaise, ce sacre ressemble à un véritable conte de fées. Fan absolu de la franchise de la Big Apple depuis son plus jeune âge, le pivot de 24 ans réalise un véritable rêve de gosse.
« Lors de la Draft, 29 équipes m’ont ignoré, seuls les Knicks ont cru en moi », a-t-il confié avec émotion juste après le coup de sifflet final. « Ils m’ont donné ma chance et aujourd’hui, nous sommes les numéros 1 ensemble. »
Un rôle de l’ombre, mais une aventure humaine unique
Certes, l’impact d’Ariel Hukporti sur le terrain est resté modeste durant ces phases finales. Troisième option au poste de pivot, le joueur n’a disputé que cinq petites minutes durant la série ultime. Un temps de jeu réduit qui ne l’a pas empêché de se montrer précieux en défense lors de ses apparitions et de récolter les louanges de son coach, Mike Brown, qui a qualifié ses minutes sur le parquet d’« incroyables ».
Au-delà des statistiques, c’est l’alchimie de ce groupe qui a porté le joueur de 2m13. Il a d’ailleurs souligné la force des liens qui unissent le vestiaire new-yorkais :
« On passe énormément de temps ensemble, on va au restaurant… C’est l’équipe dont je me sens le plus proche de toute ma carrière. »

Ariel Hukporti & Karl-Anthony Towns
Une saison historique pour Manhattan
Portés par leur meneur star Jalen Brunson, les Knicks ont littéralement écrasé la concurrence durant ces playoffs, signant notamment une série historique de 13 victoires consécutives. En finale, ils ont définitivement terrassé les Spurs lors du Match 5 (94-90), prenant au passage leur revanche sur la finale perdue de 1999 face à ces mêmes Texans.
Pour Hukporti et ses coéquipiers, le jackpot est total. En plus de la bague de champion, l’équipe avait déjà remporté la NBA Cup en décembre 2025 face à San Antonio. Un doublé historique qui a permis au solide pivot de toucher une prime d’un million de dollars, soit l’équivalent de la moitié de son salaire annuel. Une entrée remarquable dans l’histoire de la ligue pour le joueur germano-togolais.
Miss Darlix.
Source : NDR