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Rédigé par 13 h 44 min Football, Sport

Football/Mondial 2026 : Le carton rouge de l’indignité aux frontières américaines

Ce cas n’est malheureusement pas isolé. Journalistes, techniciens et officiels issus majoritairement du Sud du globe se heurtent

À l’approche de la Coupe du Monde 2026, la célébration planétaire se transforme en une démonstration d’exclusion. Le refoulement brutal, sur le sol américain, de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan (pourtant dûment accrédité par la FIFA, meilleur arbitre du Continent, en passe d’écrire l’histoire de cette compétition) n’est pas qu’un incident administratif. C’est un affront au sport et à l’Afrique qui entache durablement l’image de l’événement.

Pas un cas isolé

Ce cas n’est malheureusement pas isolé. Journalistes, techniciens et officiels issus majoritairement du Sud du globe se heurtent de manière répétée à l’opacité et à l’arbitraire des services frontaliers américains. Face à ces entraves, le silence de la FIFA, et d’autres personnalités du monde du sport est assourdissant. En se dédouanant par une neutralité de façade, l’instance dirigeante fait preuve d’une faiblesse coupable, capitulant devant le souverainisme agressif d’un pays hôte qui semble faire primer ses obsessions sécuritaires sur l’éthique sportive.

La multiplication de ces refoulements soulève une interrogation grave : s’agit-il d’une simple négligence ou d’un filtrage discriminatoire à dessein ? Lorsque les frontières deviennent des murs infranchissables pour les acteurs mêmes du tournoi, la promesse d’universalité de la FIFA s’effondre. Les États-Unis, en acceptant d’accueillir le monde, se sont engagés à garantir un accès équitable. Or, les pratiques actuelles suggèrent une volonté d’exclusion, transformant le terrain de football en un sanctuaire à géométrie variable.

La FIFA une marionnette ?

La FIFA joue ici sa crédibilité morale. Une organisation qui ne peut garantir la libre circulation de ses propres officiels, accrédités pour sa compétition phare, perd toute autorité. Si la neutralité des frontières du pays hôte n’est pas assurée, c’est l’essence même du football qui est bafouée. Il est temps que l’instance internationale exige des comptes. Si le Mondial 2026 doit être une fête, elle ne peut se bâtir sur le mépris et la ségrégation des délégations africaines. Le cas Artan est un signal d’alarme : si cette dérive n’est pas stoppée, c’est l’idée d’un football ouvert à tous qui se voit, lui aussi, signifier une fin de non-recevoir.

Même s’il ne participera plus à la Coupe du Monde 2026, Omar Abdulkadir Artan est désormais un héros, une légende de la compétition, car victime d’une injustice immense alors qu’il était sur le point d’écrire une des plus belles histoires de son pays, et la sienne personnelle.

Tony DEE.

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