Le Togo franchit une étape décisive pour l’égalité des sexes dans le secteur environnemental. Les 12 et 13 mars 2026 à Lomé, les acteurs nationaux ont validé un rapport diagnostic stratégique visant à placer les femmes au centre des politiques de conservation de la biodiversité.
Un diagnostic face au paradoxe de la gestion rurale
Élaboré dans le cadre du projet « Égalité de genre dans la conservation de la biodiversité », ce document analyse la participation féminine à la gestion des ressources naturelles. Le rapport met en lumière un paradoxe persistant : bien que les femmes jouent un rôle moteur dans l’exploitation des ressources en milieu rural, elles restent peu représentées dans les instances de décision.
Le diagnostic pointe plusieurs obstacles majeurs, notamment l’accès limité aux financements et aux structures de gouvernance. Pour corriger ces inégalités, le document préconise l’intégration de l’approche genre dans les politiques publiques et un soutien accru aux initiatives économiques féminines liées à la nature.
Vers un plan d’action opérationnel
Lors de cette rencontre, la directrice des ressources forestières, Dr Amah Atutonu, épouse Kueviakoe, a souligné que cette validation n’est qu’une phase de transition vers une mise en œuvre concrète.
« Comme vous le savez, le processus ne s’arrête pas à la validation d’aujourd’hui. Une équipe technique est déjà mise en place pour se charger de l’intégration de toutes les contributions afin d’améliorer le document », a-t-elle indiqué, précisant que le rapport comporte un plan d’action destiné à guider les futurs projets.
Une condition de durabilité pour l’environnement
Cette nécessité d’inclusion est partagée par le Dr Fogan Nakou, conseiller technique du ministre de l’Environnement. Pour lui, l’efficacité des politiques climatiques dépend directement de la place accordée aux femmes.
« Si la femme n’est pas intégrée dans le processus de conservation de la biodiversité, ce processus restera, par nature et par principe, inachevé. L’implication des femmes est donc essentielle pour garantir l’efficacité et la durabilité des actions en faveur de l’environnement », a-t-il affirmé.
Ce nouveau cadre de référence devrait désormais transformer la gouvernance environnementale togolaise en la rendant plus équitable pour les communautés locales et les femmes.
E.V.
Source : Eplusmedia
Crédit photo : D.R
