Ancien joueur de l’Olympique de Vô, Frédéric Yakanou évolue aujourd’hui comme demi-centre au sein du club Élites HBC. Dans cette interview, il revient sur son parcours, ses expériences passées et partage ses ambitions pour la suite de sa carrière sportive.
Ses débuts
Né un 16 juillet 1998 à Vogan, il commence le handball dès l’âge de 8 ans en classe de CM1 dans le club Olympique de Vo. Il connait sa première sélection en 2013. Il rejoint ensuite le club Élites HBC de Lomé et y évolue encore aujourd’hui.
Lorsqu’on lui demande de retracer une de ses journées types, c’est sans surprise qu’il choisit le samedi, jour d’entrainement de son club. Il se réveille très tôt, fait le ménage et la lessive et arrive à l’entrainement à 7H30 qui prend fin à 11h30.

Frédéric Yakanou
Après l’entrainement les joueurs se retrouvent entre eux autour d’un repas. Il regagne la maison aux alentours de 14h30.
Son meilleur souvenir
« C’est mes débuts à Élite, puisque j’avais déjà gagné la Coupe du Togo avec Élite. Mais il y a un match qui m’a spécialement marqué, la finale du championnat de Ligue contre Liberté, où on m’avait titularisé pour la première fois. On a perdu ce match, mais j’ai beaucoup appris de ce match. »
Le handball togolais
Frédéric Yakanou affirme également que le handball togolais regorge de beaucoup de talents. Il évoque le cas de son coéquipier Modi Abdoula qui est aujourd’hui au Portugal. Il raconte « On avait fait les Jeux IHF ensemble à Niamey. De retour de Niamey en même temps, on a été sélectionné pour les Jeux de plage en Île Maurice. Et c’est là qu’il a été sélectionné. Aujourd’hui, il vit de ça. » Amer, il regrette le manque de moyens et le manque d’attention qui font que beaucoup de talents s’éteignent finalement.
« J’ai rêvé grand, être grand joueur quelque part, mais bon voilà. Le destin en a décidé autrement…”
Ses espoirs
Mais, il ne perd pas espoir. Pour lui même si l’on ne réussit pas une grande carrière de joueur, il y a d’autres voies, notamment l’encadrement. Il prépare aujourd’hui une licence D le premier niveau pour être reconnu entraineur par la CAHB et l’IHF. Cela se déroulera à Lomé, c’est la première fois que le Togo abrite un tel événement.
Et de conclure “J’aimerais remercier également mes formateurs, les premiers responsables de mon club et les camarades pour l’attention. Et sensibiliser les petits, les pépites, à s’y mettre puisque le handball est un très bon jeu. C’est au Togo, qu’il est minimisé ».
E.V.
