Autorisation de la HAAC No 0025/HAAC/12-2020/pl/P

Rédigé par 13 h 15 min Education, Social

Social / Togo : « Ce projet est en effet, d’ordre pédagogique et culturel autour du chocolat… », Kékélia AGBALE

Porté par Kékélia Agbalé, ancienne basketteuse internationale et présidente de l’association Africa Global Solidarity, ce projet a pour but de sensibiliser les jeunes à l’histoire et aux vertus du chocolat tout en leur permettant de développer des compétences créatives et collaboratives.

Le projet Chocolat est une initiative qui réunit les élèves de l’école primaire catholique de Sagbado, près de Lomé, autour d’une thématique à la fois ludique et éducative : le chocolat.

Porté par Kékélia Agbalé, ancienne basketteuse internationale et présidente de l’association Africa Global Solidarity, ce projet a pour but de sensibiliser les jeunes à l’histoire et aux vertus du chocolat tout en leur permettant de développer des compétences créatives et collaboratives. Kékélia AGBALE (K.A), partage la quintessence de ce projet à quelques semaines de son lancement.

Bonne lecture !

Ahouevi : Bonjour Madame, présentez-vous à nos lecteurs ?

K.A : Je suis Kékélia AGBALE, de nationalité Franco-Togolaise, ancienne basketteuse internationale du Togo, Présidente de l’association Africa Global Solidarity. Professeure d’Anglais-Lettres, retraitée de l’Education Nationale en France, depuis 2021.

Ahouevi : Comment l’idée de ce projet a-t-elle vu le jour ?

A.K : En tant que professeure d’Anglais-Lettres, j’ai eu l’occasion de mettre en place un projet similaire : « Le goût du chocolat », avec une classe de Seconde professionnelle du Lycée Le Mans Sud. C’était une réussite artistique. Les œuvres issues de ce projet ont été exposées pendant la Semaine de l’Art, organisée au lycée, au cours de l’année scolaire 2005/2006

J’ai, de ce fait, commencé à réfléchir sérieusement à ce projet, pendant le confinement lié au Covid. J’étais à un an de la retraite. Implémenter le projet, avec un public plus jeune, dans le cadre de l’association, chez moi au Togo, est devenu un nouveau défi personnel à relever. Tout cela a pris forme en 2022. J’ai, donc soumis le projet au Conseil d’Administration qui l’a approuvé. Ensuite à l’Assemblée Générale en Avril 2023, qui l’a également approuvé unanimement.

Un projet de ce genre nécessite la délocalisation des activités : salle de classe, bibliothèque, organisation de visites permettant aux participants de se rendre sur les lieux. Cela suppose aussi le transport, la restauration, l’organisation des portes ouvertes, l’accueil des invités, le pot de l’amitié. Tout ceci engendre, évidemment, des frais divers. Je remercie infiniment les adhérents, les sympathisants et la municipalité de La Guierche, qui sont d’un grand soutien. Leur générosité a permis de mener à bien ce projet, au profit d’une vingtaine d’élèves de CM1/CM2 de l’école primaire catholique de Sagbado.

Ahouevi :  Pouvez-vous nous donner un aperçu général de ce projet ?

A.K : Le projet chocolat inclut 24 élèves issus d’une classe de CE2 /CM1, de l’école primaire catholique de Sagbado, près de Lomé, depuis la rentrée 2023/2024. Cette année scolaire 2024/2025 a vu l’intégration de quelques élèves de CM2 qui maitrisent mieux les savoirs et les compétences, telles que la lecture, l’écriture et l’art plastique. Le groupe est encadré par un enseignant, un documentaliste et un bénévole, passionnés de transmettre des savoirs et savoir-faire aux enfants.

Les activités se tiendront pendant la semaine de détente des élèves qui démarre le 21/02 et se termine le 02/03/2025. Un planning des activités a été établi et met l’accent sur des travaux, des visites programmées au Centre de recherche de café-cacao de Tové, et à Chocotogo.

Premier contact avec les élèves de l'école primaire publique de Sagbado en 2018

Premier contact avec les élèves de l’école primaire publique de Sagbado en 2018

Ahouevi : Quelles en sont les principales ambitions ainsi que les objectifs ?

K.A : Ce projet est en effet, d’ordre pédagogique et culturel autour du chocolat. Ce choix est affectif et pertinent. J’adore personnellement le chocolat. De plus, le proposer à des élèves d’école primaire, permet de les amener à en savoir davantage sur cet aliment dont tous les enfants du monde sont friands. L’histoire et les vertus du chocolat, étant souvent méconnues des populations issues des pays producteurs, comme le Togo, mon ambition est également, de faire prendre conscience aux pouvoirs publics de l’importance de ce produit dont les qualités nutritives sont indéniables, afin qu’il soit accessible à la classe populaire.

Les objectifs visent à amener les enfants à avoir une bonne connaissance du thème sur le plan historique et géographique, lire et comprendre de petits poèmes, produire à leur tour de petits poèmes et les illustrer, lire à haute voix les productions, interpréter des chansons sur le thème du chocolat, créer un diaporama des séances de travail et des visites, exposer les travaux lors des portes ouvertes de la bibliothèque, organiser un évènement et apprendre à travailler en groupe.

Ahouevi : Le programme s’étend sur combien de temps et quelles sont les activités qui seront proposées ?

A.K : Le programme est très diversifié. Nous avons inclus des visites à la cascade de Womé, au Centre de recherche de café-cacao de Tové et à Chocotogo, une usine de fabrication de chocolat située à Sagbado. En parallèle, les élèves auront à travailler sur des poèmes, à interpréter des chansons sur le thème du chocolat, et créer un diaporama pour documenter leur expérience. Tout au long du projet, ils ont également produit des illustrations et des œuvres artistiques, qui seront exposées lors des portes ouvertes de la bibliothèque de l’école.

Ahouevi : Comment pensez-vous que ces activités vont bénéficier aux jeunes participants et à la communauté, de manière générale ?

A.K : Ces activités permettent aux enfants de s’ouvrir culturellement sur le monde. Le chocolat est un produit de tous les jours et un produit de fête, qui rentre dans la fabrication d’une variété de desserts. Par ailleurs, travailler en groupe sur un produit de ce genre suscite un enthousiasme collectif. La communauté éducative ainsi que les parents peuvent comprendre la nécessité de considérer le cacao dont il provient, comme une source nutritive, qui doit avoir sa place dans l’alimentation des enfants.

Ahouevi : Quelles seront les actions entreprises pour garantir la pérennité des connaissances acquises durant ces activités ?

A.K : Évidemment, pour garantir la pérennité des connaissances et compétences acquises, les enfants peuvent pousser naturellement leur curiosité pour en savoir plus. Les compétences sont transférables à d’autres thèmes. Les enseignants, peuvent se saisir de ce projet, pour mettre en œuvre d’autres projets, en développant le travail de groupe au sein de leurs classes.

Ahouevi : Quel est votre mot de la fin ?

A.K : Je vous remercie infiniment de m’avoir donné l’opportunité de présenter ce beau projet, que je vais clôturer ici à Sagbado. J’ai été moi-même élève ici, à l’école primaire publique, en CM1 et CM2, avec mon père, Jean AGBALE comme maître et Directeur. Je suis pressée de retrouver les enfants physiquement.

Propos recueillis par Miss Darlix

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