La 9e édition du Festival des Divinités Noires s’est tenue à Aného et Glidji du 12 au 14 janvier 2024, marquant son retour après une suspension de 10 ans.
Sous le thème “Terre de nos aïeux, terre inconnue”, le festival a rencontré un grand succès avec des spectacles traditionnels, des activités culturelles, des consultations de Fa, et des carnavals. Maitre Wilson-Bahun Têtê (WBT), Président de l’Association ACOFIN, organisatrice de l’événement a accepté de nous faire un bilan.
Ahouevi : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous intéresser aux divinités noires au point d’organiser un festival ?
WBT : « Parce que le collègue Aquereburu et moi sommes des hommes de culture et nous sommes passionnés par la culture, moi particulièrement la culture africaine, tout ce qui touche aux sociétés initiatiques me passionnent, ce qui se passe dans les couvents, comment on transmet les connaissances à l’époque historique jusqu’à la colonisation »
Ahouevi : Après une pause, le festival des divinités noires revient avec la 9ème édition qui vient de s’achever. Maître, quel bilan faites-vous ?

Vue partielle des personnalités présentes
WBT : « Je suis très satisfait car la population a répondu présent à l’invitation. On a été débordé, le samedi à Glidji également. Nous allons également préparer la 10ème édition le 12 janvier 2025 »
Ahouevi : Toute organisation rencontre toujours des difficultés, vous en avez sûrement rencontré au cours de ce festival. Quelles sont-elles ?
WBT : « 10 ans après la reprise de ce festival, Tout a changé, l’environnement, les hommes, les habitudes et surtout sans l’apport des habitants d’Aného, Glidji, des journalistes, de la mairie. Sinon Impossible de reprendre le festival »
Ahouevi : Quelles sont les leçons à tirer de votre expérience ?
WBT : Il faut être persévérant, ne jamais abandonner reprendre toujours, travailler, et arriver au développement. Ce qui compte c’est le rayonnement de la ville d’Aného et au niveau touristique et économique.
Ahouevi : Maître, puisque vous parlez de la prochaine organisation, y -a-t-il des choses à améliorer ?
WBT : « Nous sommes des perfectionnistes. On essayera de tout améliorer car nous considérons que nous avons une nouvelle année

Vue partielle du public présent
d’expérience au bout de 10 ans. Nous allons faire le débriefing voir tout ce qui a marché et n’a pas marché mais comme le disait l’ancien ambassadeur du Brésil au Togo : la biennale de Sao Paulo en est à sa 111ème édition ça fait 111 problèmes différents chaque année. Vous serez confrontés à des problèmes chaque année et c’est la vie, c’est humain »
Ahouevi : Maître, le festival est fini et vous avez sûrement un dernier message à l’endroit de la Population puisque.
WBT : Un grand merci à la population qui nous a aidé, s’est mobilisé, spontanément pour participer à ce festival. En plus des jeunes se sont mobilisé à la fin pour nettoyer la plage y compris le chairman. Ça nous a fait chaud au cœur.
Propos recueillis par Amour Sekos et retranscrits par Essobiou Victorine.

