La science était à l’honneur ce 17 février 2026 à l’Assemblée nationale. La Fondation Asaal y a célébré les gagnantes de la 4e édition du concours « Reines des Sciences & Technologies », une initiative portée par sa présidente Abira Bonfoh.
Ce programme d’envergure nationale vise à susciter des vocations chez les jeunes filles togolaises dans les filières STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques) dès l’obtention de leur BEPC.
Un parcours d’excellence rigoureux
Cette apothéose marque la fin d’un marathon de cinq jours débuté le 14 février. Sur plus de 300 candidates initiales, seules 15 finalistes ont été retenues pour affronter des épreuves écrites et orales de haut niveau. Outre la compétition académique, les participantes ont bénéficié d’un programme complet de mentorat, de rencontres institutionnelles et de séances de développement personnel. Une excursion culturelle à Aného a complété cette immersion, destinée à forger le leadership de ces futures décideuses.
Des récompenses pour sécuriser l’avenir
Le palmarès de cette édition 2025 affiche des résultats particulièrement compétitifs.
- Reine des Sciences & Technologies : Mlle Dalouba Gamba Blessing (moyenne de 17,35), récompensée par une bourse de 5 000 000 FCFA.
- Première Duchesse : Mlle Akandé Machkouratou (17,11), qui reçoit 3 000 000 FCFA.
- Deuxième Duchesse : Mlle Kolani Paname Tania Marie-Elvire Richala (16,81), dotée de 2 000 000 FCFA.
Les douze autres finalistes ont chacune perçu une enveloppe de 500 000 FCFA. Fidèle à sa vision de pérennisation, la Fondation Asaal a placé ces fonds sur des comptes épargne bloqués jusqu’à l’obtention du Baccalauréat, garantissant ainsi le financement de leur futur cursus universitaire.

Abira Bonfoh
« Nous cherchons à promouvoir une souveraineté intellectuelle en faisant de l’excellence scientifique et technologique le fondement d’une nation autonome. Notre ambition est de poser les bases d’une communauté capable de valoriser une pensée critique endogène et de mobiliser la recherche scientifique pour bâtir des sociétés fortes, libérées des dépendances intellectuelles et structurelles. Nous croyons en la capacité de notre élite féminine à innover, décider et créer par elle-même », a déclaré Abira Bonfoh.
Un levier pour le progrès national
En présence des représentants du ministère de l’Éducation nationale, l’événement a réaffirmé que la science n’a pas de genre. Plus qu’un concours, cette initiative s’impose comme un signal fort pour l’émancipation intellectuelle, positionnant la jeune fille togolaise au cœur du progrès technologique du pays.
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Source : Fondation Asaal
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