Le Togo vient de franchir une étape décisive dans la protection de la santé publique. Du 2 au 6 mars 2026, un atelier national consacré à la priorisation des maladies zoonotiques s’est tenu à Kpalimé afin d’identifier les pathologies animales les plus dangereuses pour l’homme.
Cette rencontre a réuni les ministères de la Santé, de l’Environnement et des Ressources animales. Appuyée techniquement par la FAO, l’OMS et l’Africa CDC, l’initiative s’inscrit dans l’approche globale « Une seule santé ». Ce concept vise à unifier les efforts de surveillance humaine et animale pour anticiper les futures crises sanitaires.
Un constat alarmant sur les risques sanitaires
L’urgence de cette coordination repose sur des données factuelles préoccupantes. L’année 2025 a été marquée par une recrudescence des risques. Le pays a notamment enregistré 1 131 morsures de chiens et 15 cas confirmés de rage animale, entraînant malheureusement le décès de 20 personnes. Parallèlement, la détection de quatre foyers de grippe aviaire a nécessité l’abattage sanitaire de plus de 4 500 volailles pour contenir la propagation du virus.
Une expertise scientifique au service de la prévention
Durant cinq jours, les experts en santé humaine et vétérinaire ont collaboré pour établir une hiérarchie des menaces. En utilisant des critères d’évaluation rigoureux, les participants ont attribué des scores aux différentes pathologies comme la brucellose, la tuberculose bovine ou la cysticercose. L’objectif final est d’adopter une liste consensuelle qui permettra d’orienter efficacement les ressources financières et techniques vers les risques les plus élevés.
Ce renforcement de la plateforme nationale « Une seule santé », lancée en 2023, devient essentiel quand on sait que plus de 60 % des maladies infectieuses émergentes chez l’homme sont d’origine animale. Grâce à ce nouveau cadre de priorisation, le Togo améliore sa capacité de réponse et sa résilience face aux épidémies futures.
Wan
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