Le complexe scolaire « Les Défis » à Vogan a accueilli une campagne de sensibilisation dédiée à l’endométriose. Portée par l’Association Nouvelle Éducation Inclusive à la Communauté Africaine (NEICA), avec l’appui de l’ambassade de France au Togo, cette initiative vise à lever le voile sur une pathologie encore trop méconnue en milieu scolaire.
Comprendre une maladie aux conséquences lourdes
L’endométriose, qui touche environ une femme sur dix, se définit par la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine hors de l’utérus. Durant les échanges, les intervenants ont expliqué que cette affection, souvent héréditaire, se manifeste principalement par des règles douloureuses et constitue une cause majeure d’infertilité.
L’accent a été mis sur l’importance d’un diagnostic précoce. En écoutant mieux leur corps, les jeunes filles peuvent identifier les signes avant-coureurs d’une maladie qui handicape lourdement le quotidien des femmes.
Adopter les bons réflexes au quotidien
Au-delà du volet médical, la sensibilisation a porté sur l’hygiène de vie. Représentant la présidente de NEICA, Elodie Aouissa Assem a prodigué des conseils pratiques pour limiter les risques et apaiser les symptômes. Elle a notamment encouragé les élèves à réduire la consommation de sucre, de viandes rouges et à mieux gérer leur stress. À l’inverse, une alimentation riche en légumes, une réduction des féculents et une activité physique régulière sont vivement recommandées.
Briser le silence en milieu éducatif
Encore taboue au Togo, l’endométriose est rarement abordée dans l’espace public. Cette rencontre à Vogan marque une étape essentielle pour briser le silence et inciter les jeunes filles à la vigilance concernant leur santé reproductive. Pour les organisateurs, l’objectif est de libérer la parole pour que la douleur ne soit plus une fatalité.
Wan.
Source : ATOP
Crédit photo : D.R
