Réunis à Lomé du 24 au 27 février 2026, les membres de la Conférence des Évêques du Togo ont clôturé leur 141e session ordinaire. Entre défis sécuritaires et réformes éducatives, les prélats ont exhorté les fidèles laïcs à un engagement social et politique plus cohérent.
Un dialogue stratégique avec la Nonciature
Les travaux ont débuté par une rencontre déterminante avec le Nonce apostolique au Togo et au Bénin, Mgr Rubén Darío Ruiz Mainardi. Cet échange a permis de dresser un panorama global de la mission ecclésiale dans la région. Face à la persistance des menaces sécuritaires dans les savanes septentrionales, le représentant du Saint-Père a tenu à encourager l’épiscopat. Son message, empreint d’espérance, souligne la nécessité pour l’Église de maintenir sa présence et son soutien auprès des populations les plus vulnérables.
Évaluation des structures et réformes éducatives
Durant quatre jours, les évêques ont auditionné les responsables des principaux services interdiocésains. Des organismes comme l’OCDI/Caritas, le Conseil Épiscopal Justice et Paix ou encore la Direction nationale de l’Enseignement catholique ont présenté leurs bilans financiers et administratifs. Ces rapports techniques visent à garantir une gestion transparente et une efficacité accrue des œuvres sociales et missionnaires de l’Église.
Le secteur de l’éducation a constitué un axe majeur des réflexions. Les discussions ont notamment porté sur l’évolution de l’UCAO-UUT et la réforme des programmes au séminaire philosophique de Tchitchao. Par ailleurs, la lutte contre la traite des êtres humains a fait l’objet d’une attention particulière avec l’intervention du réseau Talitha Kum, dont les actions de terrain ont été examinées avec soin.
L’appel à la responsabilité des laïcs
En conclusion de cette session, les évêques ont porté un regard lucide sur les réalités sociopolitiques et économiques du pays. Constatant les mutations culturelles en cours, la Conférence a lancé un appel pressant aux fidèles laïcs. Les prélats les invitent désormais à s’investir davantage dans la vie publique. Selon l’épiscopat, cet engagement doit être guidé par les valeurs fondamentales de dignité humaine, de solidarité et de recherche constante du bien commun.
Wan.
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