Autorisation de la HAAC No 0025/HAAC/12-2020/pl/P

Rédigé par 7 h 55 min Football, Sport

Football-LRFLG / Interview exclusive : Florent Kataka, « Apporter un plus au développement du football au Togo et en accord avec tous ceux qui sont sur notre liste… »

Motivation, objectifs, formation des acteurs du football, notion de label, promotion du football Féminin… l’administrateur délégué de Swallows, président de 2AFOOT, Carmel FC s’est exprimé sur tous ces sujets.

Candidat à la présidence de la Ligue Régionale de Football Lomé Golfe (LRFLG) avec la liste Émergence Football où il sera opposé à trois autres candidats le samedi 02 Novembre, Florent Hegra KATAKA nous a accordé un entretien lors duquel il a détaillé son projet.

Motivation, objectifs, formation des acteurs du football, notion de label, promotion du football Féminin… l’administrateur délégué de Swallows, président de 2AFOOT, Carmel FC s’est exprimé sur tous ces sujets.

Bonne lecture.

Ahouevi : Bonjour M. Florent KATAKA, vous êtes candidat à l’élection de la ligue régionale de football Lomé Golfe dites-nous qu’est-ce qui vous a motivé ?

F.K : L’envie de faire encore plus, on est acteur de ce football et on essaie de mettre notre main à la pâte, d’organiser un certain nombre d’activités, de donner notre avis sur certains sujets, de collaborer sur des sujets de développement du football et principalement du développement du football de base, des clubs amateurs, non constitués, le football des jeunes, le football féminin. Tout ce qui n’est pas en lien direct avec le football d’élite. Mais en même temps, c’est un programme, une quête assez globale. Simplement apporter un plus au développement du football au Togo de notre niveau et en accord avec tous ceux qui sont sur notre liste.

Ahouevi : Il y a pleins d’objectifs que vous visez, dites-nous quels sont ceux là qui sont prioritaires pour vous ?

F.K : Prioritairement c’est de restructurer la ligue. La restructuration n’est pas forcément l’apanage de nous ou du bureau directeur mais quand je parle de restructuration, c’est essayer de redessiner le schéma pour que ce soit mieux gouvernable parce que qui parle de ligue parle de district. Il faut aussi revoir le schéma des compétitions, comment on fait pour que chaque unité puisse compétir, les jeunes, les enfants, les femmes, les gaillards, les clubs des quartiers, des équipes constituées, des équipes régionales. C’est beaucoup de travail, un chantier important, maîtriser la chose qui passe par les statistiques pour savoir qu’est ce qu’il faut faire exactement. On travaille pour qui exactement, pour combien de clubs, pour combien de joueurs, des joueurs qui doivent avoir une licence et qui sont inscrits dans un club, quartier, dans une zone donnée pour une pratique particulière soit du football de loisirs, de compétition. Après cette maîtrise il faut maintenant lancer un certain nombre de programme. On va lancer des programmes de compétition, lié au football des jeunes, un championnat de jeunes. On peut déjà commencer par l’échelle de la région de Lomé qui est l’une des plus grandes et qui peut drainer les autres régions à suivre les mêmes pratiques. Le championnat féminin de la région est l’un des plus gros chantiers ; il y a aussi la formation, il faut aussi former tous les acteurs, les arbitres et les responsables de clubs. J’ai toujours dit que si un club ne se porte pas bien, le district ne pourra pas bien se porter, c’est comme les organes d’un corps et quand un seul est malade, tout le corps le ressent. Donc c’est important qu’on fasse en sorte que les clubs qui constituent les districts, les districts qui constituent la ligue soient des entités fortes, bien constituées, qui fonctionnent bien, pilotées par des personnes qui s’y connaissent.

Ahouevi : Qu’en est – il du financement ?

F.K : Pour ces types de chantiers, bien entendu on va parler du financement, c’est normal, on a besoin de se financer. Maintenant pour se financer faut il attendre la fédération ? Je pense que non et nous avons eu cette capacité déjà à financer des projets privés notamment par le biais de 2AFOOT, la sélection des académies et tous les éléments que j’ai cité nous avions pu le faire. Des compétitions, des formations, le développement de talents, aller effectuer des compétitions internationales avec ces jeunes avec des fonds privés. On est capable de mobiliser les mêmes fonds pour cette ligue.

La bonne image passe par le marketing et la communication, redonner une autre image à cette ligue et donner confiance aux partenaires qui acceptent nous accompagner sur le plan technique et sur le plan financier.

Ahouevi : quelles sont les actions que vous envisagez pour améliorer, entretenir les infrastructures sportives existantes si vous êtes élus ?

FK : le football est un des sports où vous avez besoin des infrastructures pour le pratiquer. D’abord la première des infrastructures c’est un terrain, sans le terrain vous ne pouvez pas jouer au football. Donc si on a besoin de cet espace il faut l’aménager et il faut qu’il soit sécurisé. La pratique du football aujourd’hui s’allie à la sécurisation des infrastructures. Il faut aussi un endroit qui puisse permettre la viabilisation des ces infrastructures, c’est très bien de jouer sur des terrains ouverts sur la rue. Le football reste un spectacle et donner envie aux gens de venir regarder, accompagner leurs équipes, ça permet aussi d’avoir un peu de sous pour les entretenir. Je veux souligner le fait que c’est vrai l’Etat doit jouer sa partition, elles doivent être construites par l’Etat et les Collectivités locales (les mairies et les régions) mais si nous-même ce qu’on a mis à notre disposition, on n’arrive pas à les protéger, à faire de sorte qu’on n’aura pas forcément besoin des aides de l’Etat pour les garder, nous avons un souci donc il est important de trouver un moyen pour viabiliser cela et l’améliorer. Mais avant d’arriver là-bas, il est important quand même d’essayer de voir exactement les statistiques aussi à ce niveau. Qu’est-ce qui est disponible pour la ligue? Et qu’est-ce qu’on peut améliorer? Qu’est-ce qu’on peut arranger pour que ce soit utilisé tout de suite? Et quel partenariat on peut faire avec les collectivités locales et les partenaires privés pour que ces infrastructures soient améliorées et permettent maintenant une viabilisation à long terme.

Ahouevi :  Comment prévoyez-vous de soutenir les clubs de football de la région ?

F.K : Si j’ai ce mandat, il sera basé sur une seule chose : gouverner à partir des clubs. Je l’ai dit des clubs forts, des districts forts, une ligue forte. C’est aussi possible de soutenir des clubs avec des partenaires solides crées ce qu’on appelle un label. Ce label « Ligue Régionale Lomé Golfe » peut permettre à ce que des clubs essayent de faire des efforts d’amélioration d’abord de leur structuration, ensuite faire des efforts sur le plan compétitif, une organisation de base est donc nécessaire. C’est donc veiller à ce que ces clubs vivent bien avec des possibilités de dons de matériels, d’accompagnement sur le plan technique, d’encadrement, de surveillance, d’évaluation et surtout d’aide pour la viabilisation.

Ahouevi : Quelles initiatives comptez-vous mettre en place pour favoriser la formation des jeunes joueurs et l’émergence de nouveaux talents ?

F.K : la première notion est la formation des encadreurs, des formateurs, des coachs, des éducateurs. Il y aura forcément une direction technique nationale mais il faudra une direction technique régionale. Nous allons alors mettre en place un plan de développement non seulement du football des jeunes mais aussi du football féminin. Les deux éléments sont inévitablement la base dont nous parlons. Ce plan consistera à d’abord recenser toutes les structures formatrices des jeunes quels soient garçons ou filles, comme les plus grands clubs, essayer maintenant de les organiser de manière à ce que ces clubs, académies, centres de formation soient aussi mieux structurés. Former les responsables aux vraies notions de prise en charge de la formation d’un jeune. La philosophie de la formation, de l’entraînement… Et sur tous les autres aspects : physiques, mental, tactique. A la fin évaluer ces formations à partir des compétitions que leurs structures participeront. Au bout de ces épreuves, qu’on fasse une sélection. Nous allons mettre en place des championnats des jeunes filles comme garçons, qui vont permettre de détecter des talents qui seront regroupés dans un centre de développement de talents. Nous avons beaucoup d’idées à ce niveau car nous les faisons déjà.

Ahouevi : Quelle place le football féminin aura-t-il sous votre présidence, et comment comptez-vous le promouvoir ?

F.K : c’est beaucoup plus compliqué que pour les garçons mais je vous assure que c’est beaucoup plus bonifiant. Aujourd’hui par notre petite expérience, s’occuper des filles, des femmes nous apporte plus. Tous les trophées reçus par notre académie swallows par exemple, la majorité a été remporté par nos équipes féminines. Difficile à organiser mais le fruit est plus rapide.  Nous nous attendons que ces filles s’épanouissent, c’est un système d’éducation par le sport c’est ce que nous allons mettre en place au niveau de la ligue. Faire en sorte que le football féminin ne soit pas relégué en second ressort.

Ahouevi :  Votre mot de la fin

F.K : Je ne peux pas terminer sans faire appel à tous les votants pour leur demander. On a besoin des ouvriers, des gens qui savent mouiller le maillot, des gens qui veulent vraiment travailler, des gens peut-être qui n’ont pas de sous. On n’a pas besoin d’être riche pour être à la tête d’une ligue. Pourquoi? Parce que c’est la compétence, la passion que la personne a et sa disponibilité. Et je pense que l’équipe que nous nous avons constituée réunit donc tous ces paramètres-là et je suis persuadé que les gens prendront la bonne décision. Et une fois cette décision prise là nous n’allons pas gouverner seul. Nous allons gouverner non seulement à partir de ces clubs mais avec ces clubs.

Propos recueillis par Miss Darlix et retranscrits par E.V.

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