Le football féminin s’apprête à vivre un tournant structurel majeur. Désormais, la FIFA imposera à toutes les équipes participant à ses compétitions la présence d’au moins une femme au sein de leur encadrement technique. Une décision historique pour la parité dans le sport.
Un nouveau cadre réglementaire pour les staffs
Cette directive vise à briser le plafond de verre dans un milieu encore largement dominé par les hommes. Concrètement, chaque sélection ou club devra désormais aligner au moins deux femmes dans son encadrement, dont l’une occupera impérativement un poste d’entraîneuse principale ou d’adjointe. Cette obligation s’appliquera à l’ensemble des compétitions, incluant les catégories de jeunes (U17, U20) ainsi que les équipes nationales seniors.
Invitée au micro de la BBC, Jill Ellis, directrice du football à la FIFA, a justifié cette accélération.
« Il n’y a tout simplement pas assez de femmes dans le coaching aujourd’hui. Nous devons faire davantage pour accélérer le changement en créant des parcours plus clairs, en élargissant les opportunités et en augmentant la visibilité des femmes sur le banc de touche »,
Inverser la tendance avant le Mondial 2027
Les chiffres soulignent l’urgence de cette réforme. Lors de la Coupe du Monde 2023, seules 12 des 32 sélections engagées étaient dirigées par des femmes. En instaurant ces quotas, la FIFA souhaite diversifier les expertises en vue du Mondial 2027 et prouver que le talent féminin est une plus-value technique indéniable.
Le succès de figures emblématiques illustre déjà ce potentiel. Qu’il s’agisse de Sarina Wiegman avec l’Angleterre, d’Emma Hayes aux États-Unis ou de Kai Tomety, qui a mené les Éperviers dames du Togo à leur première CAN en 2022, ces parcours démontrent que la compétence est au rendez-vous. Pour l’instance mondiale, l’objectif est clair : transformer ces réussites individuelles en une norme collective pour inspirer les futures générations de techniciennes.
E.V
Crédit photo : D.R
