De Lomé à Dakar, en passant par le Caire, Bamako, Johannesburg, Cotonou, Douala, Paris, Marseille et ailleurs, la Coupe d’Afrique des Nations en sera, ce 9 janvier à sa 33è édition.
Après deux reports, (installations non prêtes en 2019), pour cause de pandémie un an plus tard et en dépit des polémiques et des manœuvres pour un nouveau report, les 24 sélections sont au Cameroun avec des fortunes diverses, mais bien décidées à jouer.
Entre pression des clubs européens, limogeage des sélectionneurs et tests covid-19
Même si leurs clubs ne les ont libérés que tardivement, les stars du football africain seront présentes à l’image des Sénégalais Édouard Mendy (Chelsea) et Sadio Mané (Liverpool), alors que d’autres ont privilégié leur club, comme le Marocain de Chelsea Hakim Ziyech, le Malien Moussa Marega (Al-Hilal/KSA), les autres seront au rendez-vous.
C’est pratiquement la première fois dans l’histoire de la compétition que l’on assiste à autant de changements de sélectionneurs. La palme à la France avec Corentin Martins (Mauritanie), Didier Six (Guinée), Hubert Velud (Soudan) et Gernot Rohr (Nigeria). Cela démontre la tension qui a régné pendant la préparation de cette compétition majeure sur le Continent.
L’empreinte Samuel Etoo et les éternels favoris
Tout fraichement élu président de la FECAFOOT, le double vainqueur de la CAN, et de la Ligue des champions d’Europe, Champion Olympique en 2000 aura pesé de tout son point et de son talent pour maintenir cette CAN. Il apportera sûrement toute son pour relancer un football camerounais à la peine. Les clubs camerounais ne sont plus autant dominateurs que dans les années 70/80, mais la sélection nationale transcende les joueurs et les Lions Indomptables restent de formidables compétiteurs.
Le tenant du titre, l’Algérie semble intouchable, et le Cameroun joue à domicile avec un mental inégalable. A eux s’ajoute le Sénégal, pétri de talents individuels, éternels favoris, malheureusement trop souvent placés et rarement gagnants. Ces trois nations seront logiquement
favorites. Mais derrière, attention à l’Égypte de Mohamed Salah (Liverpool), la Côte d’Ivoire de Sébastien Haller (Ajax Amsterdam), le Maroc coaché par Vahid Halilhodzic, le Nigeria de Kelechi Iheanacho (Leicester) et la Tunisie de Wahbi Khazri (Saint-Étienne).
Réunir au-delà des races et croyances
Tout est donc fin prêt pour une belle fête du football africain, malgré une jauge à 60%. La CAF a d’ailleurs rendu publique l’affiche de la compétition “Symbolisant l’énergie et la passion autour du football ainsi que sa capacité à réunir au-delà des races et croyances, l’affiche rend également hommage aux traditions colorées du pays hôte, le Cameroun et au « Toghu », tissu traditionnel camerounais porté par les chefs et notables, hommes et femmes, souvent en velours noir sur lequel sont brodés à la main des motifs avec des fils de différentes couleurs.
AAS.
