À Lomé, les administrations togolaises ont présenté les conclusions de la COP30, organisée en novembre 2025 à Belém, au Brésil. Cette assise nationale a permis de faire le point sur les négociations internationales, de mieux en comprendre les rouages et d’identifier les priorités stratégiques pour le pays.
Représentant le ministre de l’Environnement, le Directeur de cabinet, Nabédé Pyabalo, a précisé :
« L’organisation de cet atelier vise à créer un cadre de débat, d’échange stratégique et de coopération nationale autour des résultats issus des négociations internationales sur les changements climatiques ».
Il a rappelé que la présence du Togo à la COP30 doit produire des effets concrets :
« Les conclusions de Belém doivent être comprises, partagées et traduites en actions sur le terrain, en cohérence avec nos priorités nationales ».
Le Togo face à l’urgence climatique
Le pays subit de plein fouet des phénomènes de plus en plus intenses : pluies irrégulières, sécheresses localisées, perturbations des cycles saisonniers, érosion côtière et pression accrue sur les ressources naturelles. Ces impacts touchent directement l’agriculture, la sécurité alimentaire, les infrastructures et les revenus des ménages ruraux.

Selon Edou Komlan, responsable de la Cellule nationale de veille climatique, la COP30 s’est tenue dans un contexte d’alerte scientifique maximale. Les vagues de chaleur record, la hausse continue des émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement des océans confirment l’accélération globale du dérèglement.
À Belém, les discussions ont pivoté autour de plusieurs axes majeurs : le relèvement de l’ambition climatique via les nouvelles Contributions Déterminées au niveau National (CDN), les mécanismes de transparence, l’adaptation et, point crucial, le financement des pays en développement.
Le défi majeur du financement
Le principal déséquilibre demeure financier. Les pays en développement, responsables d’une part infime des émissions mondiales (le Togo contribuant pour moins de 0,01 %), en subissent pourtant les plus lourdes conséquences.
Les pertes économiques liées aux catastrophes climatiques sont désormais évaluées entre 2 % et 5 % du PIB chaque année pour les États les plus vulnérables.
À travers cet exercice de restitution et de planification, le Togo entend transformer les engagements internationaux en actes concrets, au service du développement durable et de la protection des populations face aux risques climatiques.
E.V.
Source : Vert Togo
