Aku Venunye Élisabeth AFETSE, basketteuse togolaise internationale, continue de se faire un nom dans le basketball africain. Avec des médailles d’argent et de bronze en 3×3, elle a marqué plusieurs compétitions africaines. Dans cet entretien, elle partage son parcours, de ses débuts au lycée de Tokoin à ses performances actuelles.
Découverte du basketball à l’adolescence, Elisabeth a d’abord pratiqué ce sport comme loisir, avant de rejoindre le club des Aiglons grâce à l’encouragement de son professeur d’EPS, M. Dagbovie alias « Coach Action ».
« Ce n’est pas moi qui ai choisi le basket, c’est lui qui m’a choisie », confie-t-elle.
Depuis, elle a fait ses preuves dans divers clubs africains, jouant successivement au Togo (Racing club), en Côte d’Ivoire (FBA et ABC), au Sénégal (Jeanne d’Arc), au Maroc (Fus de Rabat) et au Bénin (ASPAC et Énergie).

Actuellement, elle évolue à Énergie BBC au Bénin, un club avec lequel elle entretient une relation de longue date.
Sa routine d’entraînement est régulière.
« Mes journées sont entièrement consacrées au sport, entre entraînements matinaux et collectifs en soirée. », et avant chaque match, elle privilégie une préparation mentale dynamique, alliant tâches ménagères, musique et danse pour se maintenir active. »
Pour elle, le basketball féminin Africain est en pleine croissance, avec un potentiel qui pourrait permettre à plusieurs joueuses de briller à l’international, notamment en WNBA.
« Le basketball féminin africain est dans une croissance explosive à travers les différentes compétitions comme l’Afro-Basket, la WBAL… Il y a des joueuses africaines qui s’imposent à l’international en Europe, même en WNBA ; la preuve que ça évolue bien… »
Dans ses moments de fierté et de nostalgie, elle évoque les podiums obtenus avec l’équipe nationale Togolaise de 3×3, où elle a décroché plusieurs médailles. Ces succès représentent, pour elle, la consécration de son travail acharné.

Élisabeth avec ses coéquipières lors de la CAN basket 3×3 à Lomé en 2018
Elle encourage les jeunes filles à suivre leurs rêves, tout en soulignant l’importance de l’équilibre entre études et sport.
« À mes jeunes sœurs, je leur dis bonne chance, beaucoup de persévérance, de courage et d’aimer ce qu’elles font si c’est leur passion et de travailler comme des dingues parce qu’en tant que Togolaise, ce n’est pas fameux d’être une basketteuse. Mais le plus important, c’est de ne pas négliger les études, pour le sport. Et de beaucoup prier aussi car à la fin c’est Dieu qui dit le dernier mot. » conseille-t-elle.
Enfin, Élisabeth remercie Ahouevi pour sa reconnaissance du travail des athlètes Togolaises.
Propos recueillis et retranscrits par E.V.
