L’athlétisme togolais est en manque de talents capables de rafler des médailles à l’occasion des compétitions continentales et mondiales. La participation togolaise aux derniers jeux olympiques Tokyo 2020 qui ont eu lieu au cours du mois de juillet dernier en sont une parfaite illustration. Que faire pour changer cela ? c’est l’un des objectifs que s’est assignée Judith Kombate portée à la tête de l’Association des Anciens Athlètes du Togo (3AT), le 14 août 2021 en collaboration avec sa fédération de tutelle. Elle l’a expliqué au micro de ahouevi info. Lisez plutôt.
Ahouevi : Bonjour Madame la Présidente de l’association des anciens athlètes du Togo. Voulez-vous vous présenter à nos auditeurs ?
Bonjour Monsieur, Je suis Mme KOMBATE Judith, une ancienne athlète du TOGO ayant pratiqué les 100, 200, le relais 4×100, le saut en longueur et le triple saut sur le plan national et

le Bureau de 3AT élu le 14 août 2021
international. Mes records ont été déjà battus mais je demeure et reste la 1ère femme à avoir commencé le triple saut au Togo.
Ahouevi : Vous venez d’être portée à la tête des 3AT, dites-nous comment vous vivez les premiers mois de votre mandat ?
Je me sens vraiment bien entourée et soutenue par les membres de l’association. Tout le monde s’est mis à ma disposition pour m’accompagner dans la réalisation des objectifs de l’association. Je profite de l’occasion pour leur exprimer encore une fois mes vifs remerciements. Nous allons y arriver par la grâce de Dieu.
Ahouevi : 3AT œuvre pour l’après carrière des athlètes togolais, dites-nous-en quoi cela consiste.
Il nous été donné de constater que la plupart des athlètes ne vivent pas de leur passion après leur carrière. Il n’y a pas de reconnaissance ni sur le plan financier, ni sur le plan moral. Dans d’autre pays, les athlètes dont les records ne sont jours pas battus perçoivent des indemnités ou une certaine reconnaissance nationale. Ceci pourra être une puissante source de motivation pour nos jeunes frères et sœurs. Nous allons œuvrer dans ce sens et aussi consolider les liens entre tous les anciens athlètes qui vivent au Togo comme à l’étranger. Etre une famille représentative pour les uns et les autres l’or des événements heureux comme malheureux. Se soutenir moralement et financièrement sur tous les plans.
Ahouevi : Vous accompagnez la FTA, à travers ses projets. Comment vous y prenez-vous au plan financier ?
Nous soutenons la FTA à travers ses projets en organisant sous son parrainage des activités de détection de jeunes talents d’une part et en mettant à leur disposition nos connaissances et compétences pour le développement de l’athlétisme au TOGO, d’autre part. L’association survit par ses propres moyens à travers les cotisations et les frais d’adhésion des membres. Il est vrai qu’au moment d’organiser des activités nous sollicitons l’aide de plusieurs personnes par conséquent, nous ne pouvons soutenir la FTA financièrement. C’est plutôt le contraire qui devrait se faire.
Ahouevi : Quelles sont vos ambitions pour les jeunes athlètes du Togo ?
Pour nos jeunes athlètes, nous souhaiterions vivement les voir à un niveau plus. Nous devons quitter l’amateurisme pour aller vers le professionnalisme en mettant en place des moyens techniques

A gauche de Judith Kombate, Julio Agunyo, SG.
et financiers ainsi que les infrastructures nécessaires.
Ahouevi : Que pensez-vous pouvoir apporter concrètement à l’athlétisme togolais durant votre mandat ?
L’athlétisme est en régression au Togo. Il n’y a plus des compétitions interscolaires, plus de courses de masse alors que c’est à travers ces activités que se faisait la détection des nouveaux talents. Néanmoins, au niveau de l’association, nous avons initié depuis 2018 des meetings dénommés « Meeting de l’espoir » à l’endroit des minimes, des cadets et des juniors. Les jeunes talents détectés sont mises à la disposition de la FTA qui les place à son tour dans des différents clubs pour leur suivi.
Ahouevi : Votre mot de la fin
Je remercie la radio Web et le site d’informations ahouevinfo.tg pour l’intérêt qu’ils portent à l’association ainsi qu’à tous les autres médias. Je remercie également, Mme DOGO qui est la nouvelle présidente de la fédération Togolaise d’athlétisme. Elle a hérité d’un vaste chantier et je vous informe que nous les anciens athlètes, nous sommes disposés à travailler en parfaite collaboration avec elle et son équipe pour le développement de l’athlétisme au Togo. Il faut que l’athlétisme décolle.
Je remercie tous les anciens athlètes du Togo qui ont placé leur confiance en ma modeste personne.
Propos recueillis et transcrits par ReDok.
