Le sport kényan fait face à une nouvelle crise d’envergure après l’annonce officielle, ce lundi 2 mars 2026, de la suspension provisoire de 27 athlètes. Cette décision de l’Agence kényane de lutte contre le dopage cible majoritairement l’athlétisme, mais s’étend désormais au football et au basketball.
Un séisme dans l’athlétisme mondial
Parmi les noms cités, celui de Rita Jeptoo résonne avec une force particulière. À 45 ans, la marathonienne possède l’un des palmarès les plus prestigieux de sa génération, marqué par des victoires historiques à Boston et Chicago. Déjà suspendue quatre ans en 2014, elle avait retrouvé la compétition il y a trois ans. Un récent contrôle a toutefois révélé la présence de stéroïdes anabolisants androgènes interdits. La championne est désormais suspendue dans l’attente de son audience disciplinaire.
Wiseman Were sanctionné pour manquements administratifs
Le sprinteur Wiseman Were est également sur la sellette. Le spécialiste du 400 m haies, demi-finaliste aux Jeux de Paris et médaillé de bronze aux Jeux du Commonwealth, est sanctionné pour avoir manqué trois contrôles antidopage depuis août 2025. Ces défauts de localisation ont entraîné une suspension effective depuis le 14 février, laquelle restera en vigueur jusqu’à son audition officielle.
Une crise systémique au-delà de la piste
Le rapport de l’ADAK souligne que le fléau dépasse le cadre de la course de fond. Des joueurs de football et de basketball figurent également dans cette liste pour diverses infractions, allant des contrôles positifs aux manquements protocolaires. Cette nouvelle vague de sanctions confirme la pression constante exercée sur le sport kényan. Depuis 2017, plus de 140 athlètes du pays ont été sanctionnés par l’Unité d’intégrité de l’athlétisme, plaçant le Kenya en tête des nations les plus touchées par les suspensions internationales.
E.V.
Crédit photo : D.R.
