Autorisation de la HAAC No 0025/HAAC/12-2020/pl/P

Rédigé par 11 h 07 min Environnement, Social

Agriculture / Togo : pourquoi l’ANAMET conseille aux producteurs d’attendre avril pour semer ?

Les producteurs des régions Maritime et des Plateaux doivent temporiser avant de lancer la grande saison culturale. Selon les analyses de l’ANAMET présentées à Lomé, les précipitations de mars serviront prioritairement à l’aménagement des parcelles.

L’Agence Nationale de la Météorologie (ANAMET) appelle les agriculteurs du sud du Togo à la vigilance pour le lancement de la campagne 2026. Si les indicateurs climatiques sont favorables, les autorités recommandent de consacrer le mois de mars aux labours et de patienter jusqu’en avril pour les premiers semis.

Un mois de mars dédié à la préparation des sols

Les producteurs des régions Maritime et des Plateaux doivent temporiser avant de lancer la grande saison culturale. Selon les analyses de l’ANAMET présentées à Lomé, les précipitations de mars serviront prioritairement à l’aménagement des parcelles.

Le Directeur général de l’institution, Dr Latifou Issaou, insiste sur la discipline du calendrier :

« Il est important d’attendre avril avant de commencer les semis pour éviter un mauvais départ. Les pluies de mars vont permettre de préparer les espaces et à partir d’avril, les opérations de semis pourront commencer. »

Des prévisions pluviométriques favorables mais contrastées

Pour le trimestre mars-avril-mai, la pluviométrie devrait rester dans les normales saisonnières. Cependant, une intensification est prévue entre avril et juin.

« Sur le plan du cumul pluviométrique, les analyses indiquent une situation globalement normale dans les régions Maritime et des Plateaux entre mars et mai », précise le Dr Issaou.

Il ajoute que pour la période d’avril à juin, le sud du pays connaîtra des précipitations normales à tendance excédentaire :

« Ces conditions offrent des opportunités pour les activités agricoles, à condition que les producteurs profitent du début effectif des pluies pour procéder aux semis. »

Vigilance face aux risques d’inondations

Malgré ces opportunités, la saison comporte des risques climatiques majeurs, notamment des séquences sèches en fin de cycle et un surplus d’eau significatif en milieu de campagne.

Le Dr Latifou Issaou alerte sur l’abondance des pluies à venir :

« De mars, avril et mai, il faut s’attendre à accueillir des pluies dont la quantité sera un peu supérieure à ce qui a été l’année dernière. Mais les mois de mai-juin-juillet enregistreront plus de pluies qui excéderont la normale, ce qui pourrait entraîner des inondations dans les villes comme dans les bassins. »

E.V

Crédit photo : DR

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