La commission de discipline de la Fédération Togolaise de Football (FTF), a rendu publique la décision de la Commission de discipline relative au match de barrage opposant ASFOSA à Gbikinti. C’est un match perdu par forfait par le club de Lomé, synonyme de relégation en troisième division au profit de celui de Bassar qui reste en deuxième division.
Une décision balayée du revers de la main par la direction du club d’ASFOSA, qui lors d’un point de presse, le mercredi 18 août 2021, estime que la plainte introduite par Gbikinti à son encontre n’est pas recevable et que la Commission de discipline n’aurait donc pas dû statuer sur cette affaire.
Le Président d’ASFOSA estime qu’à la suite des allégations faites par GBIKINTI, aucune démarche n’a été faite à l’endroit de la FTF pour se saisir de l’affaire, et le dernier match des barrages entre GBIKINTI et ASFOSA a été joué au stade municipal de KARA Le 17 Juillet 2021, avec une victoire de l’ASFOSA sur GKIKINTI par 3-0. Il ajoute que ce n’est qu’après sa défaite que GKIKINTI FC saisit la commission de discipline le 21 Juillet 2021 par lettre et accuse des membres d’ASFOSA de corruption et de match
truqué, avec à l’appui une demande de sanction.
La commission de discipline incompétente à statuer sur cette affaire
Dans son développement Amouzou Têtê Antonio a argué que la plainte pour corruption et/ou complicité de corruption n’est recevable que par la Commission d’éthique de la FTF selon l’article 21 du code d’éthique de la FTF. (seul ce code prévoit des dispositions pour corruption). Cette compétence ajoute-t-il est exclusive à la commission d’éthique. Et de poursuivre “GBINKINTI FC a déposé une plainte pour corruption or son dossier a été enregistré comme une évocation avec une somme de (50.000FCFA) comme frais d’évocation. Ce qui témoigne de l’inexistence de la plainte comme mode de saisine de la commission de discipline”. Pour appuyer son argumentaire, il cite également l’article 61 du code éthique de la FTF.
ASFOSA qualifie l’acte de son coach comme un acte purement personnel
Pour la direction du club de la forêt sacrée, le comportement de l’entraineur Amah est un acte personnel détachable de sa fonction. Selon les explications des premiers responsables du club, l’acte du coach ne peut en aucun moment être imputable à la responsabilité civile d’ASFOSA.
“Il ne s’agit pas d’une mission du club. C’est un acte détachable de sa fonction. Ainsi, dès qu’il outrepasse sa mission qui lui a été confiée, l’entraineur répondra seul de ses actes. C’est une responsabilité pleine, entière et personnelle”, a rappelé Amouzou Têtê Antonio.
Une dernière carte pour survivre en D2 national
Au regard de toutes les démonstrations juridiques susmentionnées, la direction d’ASFOSA garde espoir et reste sereine. Le club compte tout mette en œuvre pour que la décision de la commission de discipline soit déboutée en dernier ressort devant la commission d’éthique, qu’il compte saisir très bientôt.
Pour finir, le Président Amouzou Têtê Antonio a fait observer que la Commission semble avoir oublié le gardien de Gbikinti qui à son sens est aussi coupable que l’entraineur d’ASFOSA, si culpabilité il y avait, et que Gbikinti aurait aussi dû perdre le match…. CQFD.
ReDok.
