La nouvelle est tombée telle un coup de sabre planté dans nos cœurs. Une vive douleur et une peine profonde s’est emparée de toute la famille du basketball togolais. Willy Ayivi-Fandalor s’en est allé, le 20 juillet 2026 à Lomé, à l’age de 67 ans.

Willy Ayivi-Fandalor
Et cette phrase de l’un de ses plus proches amis, Honoré Tsatsu Fiajoe résume le ressenti de chacun, en apprenant la nouvelle “j’ai ressenti une vive douleur et une peine profonde. J’ai toutefois trouvé un peu de réconfort en me rappelant que nous sommes tous appelés à partir un jour.”
Un pur produit des championnats scolaires
Willy était un ancien basketteur issu des championnats scolaires organisés à l’époque par l’Office des Sports Scolaires et Universitaires du Togo, l’OSSUT. Beaucoup l’ont connu dans ce contexte dans les années 1974-1975, alors qu’il évoluait dans la catégorie cadette. D’autres l’ont connu à l’école primaire de la Marina, où il brillait dans les interclasses au football, comme gardien de but (surnommé le chat noir en rapport avec son agilité et sa tenue noire).
Le basketball, par dessus tout
Au basketball, il était le pilier et le capitaine de l’équipe du Lycée de Tokoin de ces années 70. C’est la période pendant laquelle de nombreuses relations se sont tissées entre lui et les membres de l’équipe des anciens basketteurs, l’Amicale 70. Honoré Fiadjoe se souvient : “Malgré notre rivalité sur le terrain de jeu, nous sommes très tôt devenus complices et amis. En 1976, alors que nous n’étions encore que des cadets surclassés, nous avons été convoqués en équipe senior de Lomé I pour jouer aux côtés de nos idoles de l’époque, notamment Amouzou Pascal, Kpokpoya Cosmas, Amoussou Toba, Égide et les autres grands joueurs de l’époque.”
L’amitié, une valeur sacrée
Bien que provenant d’établissements scolaires différents, (Lycée de Tokoin, Collège Saint-Joseph, Lycée technique, CEG Gbenyedji, collège de Kodjoviakopé), pour ne citer que ceux-là et plus tard dans les clubs civils (Lomé I, Lome IV, Entente II, Aiglons, Agaza, Asfosa et la Modèle, (son club de cœur dont il est resté un dirigeant)) plus tard, les rivalités entre tous restaient sportives sur les terrains. L’amitié reprenant la main, les matches terminés.
Dans la vie de tous les jours Willy Ayivi-Fandalor, était connu pour son franc-parler : « C’est un gars très sympathique qui n’aime pas le double langage. Willy était un grand ami très généreux et affable. » déclare Gotlieb-Gilbert Ayité Ekue. Il était aussi reconnu pour sa simplicité, toujours porté vers la plaisanterie et soucieux de rechercher le compromis dans les situations de tension. Ecoutez : Témoignage Gotlieb-Gilbert Ayité Ekué
Un rebondeur hors pair

Willy Ayivi-Fandalor
« Sur un terrain de basket il est très discipliné. Vous ne le verrez jamais contester les arbitres sur un match. Ça, c’est sa marque. Pas d’idées préconçues. » ajoute Gotlieb-Gilbert Ayité Ekue. En dehors d’être un redoutable rebondeur, et doté d’une adresse largement au-dessus de la moyenne en tête de raquette, c’était un lanceur de contre-attaque extraordinaire. Pour Fiadjoe Honoré, « Sur un terrain de basket-ball, je dirais qu’il était très endurant, disponible et solidaire. J’aimais particulièrement, ses blocs à ses partenaires”
Simple, affable, grand amateur de reggae
Que ce soit dans le monde sportif ou dans la vie de tous les jours, tous sont unanimes à reconnaitre garder de lui “le souvenir des moments inoubliables passés sur les terrains de basket-ball, mais aussi celui des instants chaleureux partagés après les entraînements, autour d’une bière, au moment d’évoquer sans cesse les bons et les mauvais souvenirs d’antan.”
Willy Ayivi-Fandalor sera porté dans sa dernière demeure le samedi 19 septembre 2026 à Lomé. Willy, repose en paix et si c’est vrai, tu y retrouveras sans nul doute Bob Marley dont tu adorais la musique et connaissais par cœur toutes ses chansons. Ecoutez : Témoignage Agathe Lissanon
Tony DEE.