Le Projet d’Aménagement et de Réhabilitation des Terres Agricoles de la zone de Mission-Tové (PARTAM), mis en œuvre à Kovié dans la vallée du fleuve Zio, modernise les infrastructures agricoles togolaises. D’un budget de 14,759 milliards de FCFA, cette initiative repose sur un cofinancement entre la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD), qui apporte 8 milliards de FCFA, et la Banque Islamique de Développement (BID).
Une maîtrise de l’eau au service des rendements
L’installation du canal d’irrigation alimenté par le fleuve Zio améliore les pratiques locales. Mme Akossiwa Adzalo, première conseillère de UCARIM/ASSOME, soulève cette avancée :
« Notre méthode de culture s’est nettement améliorée depuis l’installation du dispositif de canal d’irrigation. »
Grâce au drainage de l’eau, les producteurs s’affranchissent des aléas climatiques. Aklesso Samah, président du comité de suivi de SCOURSSIN SOLIM, explique :

Aklesso Samah, président du comité de suivi de SCOURSSIN SOLIM
« Auparavant, nous étions contraints de cultiver uniquement pendant les saisons pluvieuses, mais depuis l’installation du canal d’irrigation, nous pouvons avoir deux saisons de cultures par an. Nous avons la liberté d’irriguer à volonté les semences de riz. Cette méthode a permis d’accroître la productivité. »
L’accès aux équipements et à l’eau garantit de meilleurs résultats. Mme Akossiwa Adzalo précise :

Mme Akossiwa Adzalo, première conseillère de UCARIM/ASSOME
« Les terres ne sont plus aussi fertiles que par le passé, mais à présent que nous pouvons avoir accès à ce dont nous avons besoin, par surface d’un hectare, nous pouvons faire une récolte de 2,5 à 3 tonnes de riz. »
Enjeux socio-économiques et insertion des jeunes
La valorisation permanente de la vallée du Zio génère un impact social direct en créant des emplois pour les jeunes et les femmes.
Pour la jeunesse rurale, l’irrigation offre une opportunité concrète, comme le résume Komi Kennedy Komi Aziaye, président du Comité de Gestion du Périmètre :
« Grâce à l’irrigation permanente de la vallée du Zio, la population jeune peut aujourd’hui trouver une alternative au métier de taxi-moto, échapper au désœuvrement et subvenir à ses besoins. »
Une approche intégrée du développement rural
Outre l’irrigation, le projet PARTAM intègre la distribution d’équipements, le stockage et la transformation du riz, la pisciculture, la réhabilitation de pistes rurales et la réalisation d’infrastructures sociales.
Miss Darlix.
Source : BOAD