Dans le cadre de la relance du hockey féminin togolais, la Fédération Togolaise de Hockey (FETOHOC) a organisé, du 2 au 6 août 2026 à Accra (Ghana), un stage de préparation pour sa sélection nationale juniors et seniors.
Ce regroupement visait à remettre le groupe en activité, évaluer son niveau technique et préparer les futures échéances continentales et internationales.
« L’objectif premier était de regrouper les filles afin d’avoir une équipe nationale compétitive. Il fallait aussi leur permettre d’évoluer sur un terrain adapté, d’évaluer leur niveau et d’apprendre auprès d’autres équipes », explique le président de la FETOHOC, Komla Mawuena Gamisso.
Des progrès techniques et tactiques
Durant ce séjour, les Togolaises ont bénéficié de séances de travail conjointes avec les entraîneurs de l’équipe nationale ghanéenne, axées notamment sur le jeu des gardiennes et le perfectionnement des joueuses de champ.
La sélection a disputé deux rencontres amicales : après un premier revers (1-0), le groupe a réagi lors du second test en décrochant un match nul (2-2). Pour la fédération, le bilan comptable et technique reste positif.
« Le bilan est satisfaisant. Les séances d’entraînement et les deux matchs amicaux ont montré une réelle progression. L’objectif est atteint », affirme le président fédéral, saluant la capacité d’adaptation rapide de son effectif.
Le défi des infrastructures
Ce regroupement a également mis en lumière la contrainte majeure du hockey togolais : l’absence de surfaces spécialisées. Habituées à évoluer sur terre battue au Togo, les joueuses ont dû s’adapter au gazon synthétique spécifique d’Accra.
« Nous travaillons sur un terrain battu alors que le hockey moderne se joue sur des surfaces adaptées. Cela influence la qualité des contrôles, des passes et certains gestes techniques… », rappelle Komla Mawuena Gamisso, pour qui la construction d’infrastructures dédiées demeure une priorité.
Objectif 2027 : Intégrer le classement mondial
Pour maintenir cette dynamique, la FETOHOC prévoit d’intensifier la formation, de multiplier les regroupements réguliers et de préparer le retour de la sélection sur la scène internationale.
« Notre ambition est de participer aux compétitions internationales en 2027 afin d’intégrer le ranking mondial. C’est indispensable pour bénéficier des programmes d’accompagnement des instances internationales », conclut le président de la FETOHOC.
E.V.
Crédit photo : FETOHOC

