Autorisation de la HAAC No 0025/HAAC/12-2020/pl/P

Rédigé par 14 h 36 min Football, Sport

Sport /Football : la tentative de hold-up sur l’âme du football

Et l’Afrique dans cette levée générale de bouclier ? aux abonnés absents. Heureusement les autres se sont chargés

La révélation du projet FIFA Forward Enterprise (FFE) a provoqué un véritable séisme dans le monde du ballon rond.

Les faits

Sous prétexte de « moderniser » la gestion commerciale et d’injecter des milliards dans le développement du football mondial, l’instance dirigée par Gianni Infantino envisageait de franchir une ligne rouge éthique : l’entrée massive de fonds d’investissement privés au cœur même de la Coupe du monde.

Derrière les promesses de retombées mirobolantes et d’aides financières distribuées aux fédérations, se cache une réalité bien plus sombre. Il s’agit de céder une partie du capital des droits de diffusion, du sponsoring et de la billetterie à des tiers(dont des fonds américains très politiques), ce qui revient à transformer définitivement le sport le plus populaire de la planète en un pur produit spéculatif. 

Certes, la FIFA jure qu’elle conservera le contrôle décisionnel. Mais, comment se fier à cela, lorsque l’on sait que même un actionnaire minoritaire à hauteur de milliards exige toujours un retour sur investissement rapide, agressif et quantifiable.

Les impacts

L’impact à long terme de cette « américanisation » forcée aurait été sans doute désastreux, car pour gaver ces prédateurs financiers, la FIFA aurait été irrémédiablement poussée à surcharger un calendrier déjà au bord de l’asphyxie. Les Coupes du monde se seraient d’avantage élargies, les cadences de jeu se seraient accrues et la santé des joueurs une nouvelle fois sacrifiée sur l’autel de la rentabilité économique. 


Pire encore, ce projet fragmente les instances internationales, provoquant des menaces de boycott légitimes de la part de
l’UEFA et de la Concacaf. Au lieu d’unir, FFE fracture.

La démission fracassante du conseiller principal d’Infantino, refusant d’assister à « la vente de la Coupe du monde », a donc sonné comme un ultime signal d’alarme. Le football n’est pas une marchandise, c’est un patrimoine culturel mondial commun. 

Les conséquences

En vendant ses joyaux à des intérêts financiers privés, la FIFA n’aurait pas développé le sport : elle aurait aliéné sa propre indépendance et bradé l’éthique sportive au plus offrant.

Mais, face au front commun mené par l’UEFA (qui a brandi la menace d’un boycott des compétitions internationales), soutenu par la CONCACAF et l’AFC, Gianni Infantino a publiquement acté le retrait du projet FFE, le 1er août 2026.

Même si la FIFA a fait marche arrière, l’UEFA n’en démordrait pas. Elle aurait même intimé l’ordre à la FIFA de conserver l’intégralité des documents, correspondances et données électroniques liés au projet FFE en vue de possibles actions en justice ou procédures d’arbitrage.

Et l’Afrique dans cette levée générale de bouclier ? aux abonnés absents. Heureusement les autres se sont chargés de mettre un terme (momentané ?) à cette dérive avant que le terrain vert ne devienne qu’une vulgaire ligne sur un tableur Excel.

Tony DEE.
Crédit photo : DR

Visited 41 times, 1 visit(s) today
error: Content is protected !!