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Rédigé par 15 h 52 min Football, Sport

Football / FFE: « Personne ne vend le football »,  la FIFA défend son projet

Le projet se heurte toutefois à l’opposition de l’UEFA, de la Concacaf et de l’AFC, qui dénoncent un manque de concertation et l’intrusion

Gianni Infantino

La FIFA poursuit le développement de FIFA Forward Enterprise (FFE), une filiale commerciale destinée à s’ouvrir à des investisseurs privés, malgré les retours critiques de plusieurs confédérations. Présentée le 28 juillet, cette initiative vise à regrouper l’exploitation économique de ses compétitions majeures : droits TV, sponsoring, billetterie et licences.

Un projet à 4,2 milliards de dollars et des garanties financières

Selon la FIFA, ces investisseurs extérieurs resteraient minoritaires et n’auraient aucun pouvoir sur les décisions sportives. L’objectif consiste à lever jusqu’à 4,2 milliards de dollars, sur la base d’une valorisation de FFE estimée à 20 milliards de dollars.

L’instance mondiale assure que cette structure permettra aux fédérations membres de mieux exploiter les opportunités économiques du secteur. Dans un communiqué publié ce vendredi 31 Juillet 2026, la FIFA affirme vouloir « garantir que toutes les fédérations membres aient la possibilité de s’approprier pleinement les opportunités commerciales liées au football dans leurs pays respectifs », insistant sur le fait que « personne ne vend le football » et que cette évolution « ne se fait au détriment ni de l’esprit ni de la gouvernance de la FIFA, ni du football lui-même ».

Sur le plan financier, la FIFA promet une enveloppe de 20 millions de dollars à chaque association début 2027, ainsi qu’une hausse des fonds du programme FIFA Forward, portés de 8 à 20 millions de dollars sur la période 2027-2030.

Clarifications concernant la proposition relative à FIFA Forward Enterprise (FFE)

Clarifications concernant la proposition relative à FIFA Forward Enterprise (FFE)

Fronde des confédérations et démission en interne

Le projet se heurte toutefois à l’opposition de l’UEFA, de la Concacaf et de l’AFC, qui dénoncent un manque de concertation et l’intrusion du privé.

L’UEFA a exprimé fermement son désaccord :

« La Coupe du Monde ne peut être considérée comme un produit d’investissement. C’est l’un des plus grands héritages sportifs du football. Il a été bâti au fil des générations par les joueurs, les équipes nationales et les supporters de tous les continents. Aucune partie de la Coupe du Monde ne devrait jamais être cédée à des investisseurs privés. La Coupe du Monde n’est pas à vendre. »

La contestation gagne également les rangs de la FIFA avec la démission de Carlos Cordeiro, conseiller principal de Gianni Infantino.

Selon lui, cette proposition constitue « une mauvaise affaire pour le football » qui « hypothéquerait son avenir ». Il rappelle que « la responsabilité de la FIFA n’est pas de maximiser les profits commerciaux à tout prix, mais de protéger et de renforcer le football pour les générations futures. »

L’Afrique en position d’arbitre

Avec ses 54 voix, la Confédération Africaine de Football (CAF) pourrait faire basculer le scrutin. Contrairement à ses homologues européenne ou asiatique, la CAF n’a pas rejeté le projet et réserve sa position après analyse du dossier.

Pour être adopté, le projet FFE doit recueillir au moins 106 voix sur les 211 associations membres lors du vote prévu d’ici le 19 septembre 2026.

E.V.

Sources : FIFA, UEFA

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