À seulement 18 ans, Dunia Sibomana est devenu le nouveau visage de la lutte congolaise. Double médaillé d’or aux derniers Championnats d’Afrique en Égypte, ce jeune athlète au destin hors du commun s’impose désormais comme la plus grande chance de la République Démocratique du Congo (RDC) de décrocher la première médaille olympique de son histoire aux JO de Los Angeles 2028.
Un destin forgé dans la résilience
Derrière les exploits sportifs de Dunia Sibomana se cache une trajectoire marquée par une immense force de caractère. À l’âge de 6 ans, il survit à une violente attaque de chimpanzés au parc de Virunga. Si le jeune garçon s’en sort avec un visage gravement défiguré, plusieurs membres de sa famille y perdent la vie.
Orphelin, il est transféré aux États-Unis à 7 ans grâce à une association pour y subir plus de 15 opérations de reconstruction faciale. C’est à Long Beach qu’il trouve une nouvelle famille auprès de Michel (Miguel) et Marissa Rodriguez. Son père adoptif, également entraîneur de lutte, l’initie alors aux tapis. Pour Dunia, ce sport de combat devient une révélation et un espace d’acceptation. Dès l’âge de 14 ans, il dicte sa loi en remportant à plusieurs reprises les Championnats de New York.
Le doublé historique sous la bannière congolaise
Malgré sa formation américaine, Dunia Sibomana a toujours gardé la RDC au cœur. Pour sa première grande compétition continentale sous les couleurs de son pays natal, il a créé la sensation en lutte libre (57 kg) en s’offrant deux médailles d’or : une chez les juniors et une chez les seniors.
« Je suis très content d’avoir gagné ces médailles pour mon pays. C’était un rêve pour moi de représenter la RDC et c’est chose faite aujourd’hui. Je vais continuer à travailler pour donner encore plus à mon pays », a-t-il déclaré avec fierté.

Double médaillé d’or aux derniers Championnats d’Afrique en Égypte
En route vers Los Angeles 2028
Aujourd’hui, l’objectif est clairement affiché : les Jeux Olympiques de 2028. Son entraîneur américain, Miguel Rodriguez, ne tarit pas d’éloges sur son poulain :
« Dunia est un jeune très fort. Il a plusieurs qualités qui font de lui l’excellent athlète qu’il est aujourd’hui. Il est travailleur et très respectueux des consignes qu’on lui donne. »
Pour le président de la Fédération Congolaise de luttes associées, Eric Kinzambi, l’heure est à la mobilisation pour offrir au champion un encadrement d’élite, avec des étapes prévues aux Championnats du monde junior en Slovaquie, un tournoi à Las Vegas et un camp de préparation en Iran.
Miss Darlix.
Sources : le media sportif, SNA
