Les Championnats du monde d’athlétisme en salle se sont clôturés ce dimanche 22 mars 2026 à Kujawy-Pomorze, en Pologne. Si les États-Unis confortent leur hégémonie mondiale, le continent africain signe une prestation historique marquée par deux médailles de bronze et des records nationaux battus.
Le triple saut africain au sommet de l’élite
Le triple saut s’est imposé comme le bastion de la réussite africaine lors de cette édition. La Sénégalaise Saly Sarr a marqué les esprits en décrochant la médaille de bronze grâce à un bond de 14,70 m. En améliorant son record personnel, elle met fin à deux décennies d’attente pour le continent, devenant la première Africaine médaillée mondialement en salle dans cette discipline depuis 2006.
Cette dynamique de succès s’est confirmée chez les hommes avec la performance de l’Algérien Yasser Mohamed Triki. Grâce à un saut mesuré à 17,30 m, l’athlète s’est hissé sur la troisième marche du podium, offrant à l’Afrique sa seconde breloque de la compétition. Ces résultats témoignent d’une maîtrise technique de haut niveau face aux meilleurs spécialistes mondiaux.
Sprint et hiérarchie mondiale : des signaux encourageants
Sur la piste, le Camerounais Emmanuel Eseme a porté haut les couleurs continentales en atteignant la finale du 60 m. Bien qu’il termine à la 5ᵉ place, son parcours reste honorable puisqu’il a pulvérisé le record national du Cameroun en demi-finale avec un chrono de 6’’52. Sa présence parmi les finalistes souligne la compétitivité croissante du sprint africain dans les épreuves indoor.
Au classement général, les États-Unis surclassent la concurrence avec un total de 18 médailles, suivis de la Grande-Bretagne et de l’Italie. Malgré un volume de récompenses plus modeste, le bilan africain à Toruń s’avère prometteur. La progression constante de talents comme Sarr, Triki et Eseme confirme que l’Afrique dispose désormais des ressources nécessaires pour transformer, à court terme, ces podiums en titres mondiaux.
E.V.
Crédit Photo : D.R.
