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Rédigé par 13 h 10 min Gymnastique, Sport

Gymnastique / Togo : Mathilde Maggioli, 17 ans, unique représentante internationale

À 17 ans, Mathilde Maggioli est la seule gymnaste rythmique à représenter le Togo sur la scène internationale. Portrait d’une athlète passionnée entre rigueur, ambitions et fierté nationale.

Elle est jeune, brillante et la seule à défendre les couleurs du Togo en gymnastique rythmique sur la scène internationale. À 17 ans, Mathilde Maggioli trace sa route entre exigence, élégance et ambition, avec la ferme intention d’inscrire le Togo dans le cercle restreint du sport de haut niveau.

Portrait d’une athlète togolaise passionnée, entre découverte, rigueur sportive, études et engagement national.

Un rêve éveillé né d’un moment ordinaire

Tout commence presque par hasard, à l’âge de 4 ans. Un jour, devant la télévision, Mathilde Maggioli découvre la gymnastique rythmique. Ce qui l’attire d’abord : les justaucorps scintillants, les mouvements gracieux et l’univers visuel de la discipline.

« J’avais vu une compétition à la télé, avec les justaucorps brillants, pleins de paillettes… Je trouvais ça vraiment élégant, et je me suis dit que je voulais faire pareil », raconte Mathilde Maggioli.

Installée en France depuis son plus jeune âge, elle débute rapidement en club. Très vite, la pratique devient plus qu’un loisir : un mode de vie.

« C’est un sport plein de paillettes. Pour les filles qui aiment la beauté, la souplesse, l’élégance, c’est parfait. »

MAGGIOLI Mathilde lors d'une compétition internationale

MAGGIOLI Mathilde lors d’une compétition internationale

Un pont entre deux cultures

D’origine togolaise, Mathilde Maggioli évolue entre deux mondes. Si elle s’entraîne en Europe et y poursuit ses études, c’est pourtant le Togo qu’elle choisit de représenter en compétition.

En 2023, elle participe à sa première grande compétition internationale sous les couleurs togolaises : la Coupe d’Afrique à l’île Maurice, suivie des Championnats du monde juniors en Roumanie.
« Je venais de commencer à représenter le Togo, et on m’a dit : Mathilde, tu vas au championnat du monde. C’était une compétition que j’avais toujours idéalisée. Je regardais les lives, les vidéos… Je pensais que ces filles étaient chanceuses, mais en fait, elles travaillaient dur. Mon travail aussi a été récompensé. »

En 2024, elle brille à nouveau au Championnat d’Afrique à Kigali (Rwanda), où elle reçoit le prix Miss Valentine, une distinction qui salue à la fois la technique et l’élégance.

Derrière les paillettes, de nombreux sacrifices

Le quotidien de Mathilde Maggioli est celui d’une athlète de haut niveau, partagé entre les exigences scolaires et les longues heures d’entraînement. Un rythme éprouvant :

« Dès que je sors de l’école, je vais à l’entraînement. Parfois, je me couche à 1h30 du matin et je me lève à 3h pour finir mes devoirs. Les journées sont longues. Mais j’ai continué, même blessée. »

Blessures, fatigue, remises en question… elle connaît les revers, mais reste positive.

« À chaque compétition, je me dis que je suis là pour montrer ce que je sais faire, pas pour être parfaite. Si je me loupe, ce n’est pas grave. Il faut rebondir. »

De Paris 2024 à Los Angeles 2028

Objectif ambitieux : les Jeux Olympiques de Paris 2024. Une seule place était disponible pour l’Afrique, avec une concurrence aguerrie. Malgré la déception, Mathilde Maggioli ne baisse pas les bras.

« Il y avait des gymnastes avec beaucoup plus d’expérience que moi. Je savais que ce serait difficile, mais je ne regrette rien. Maintenant, je vise les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028. »

Faire rayonner le Togo à travers le sport

Actuellement en classe de terminale, Mathilde Maggioli ne pense pas uniquement à sa carrière personnelle. Elle espère inspirer d’autres jeunes et contribuer au développement du sport togolais, encore limité dans plusieurs disciplines.

« J’espère qu’on sera représentés avec encore plus d’athlètes. Qu’on puisse faire parler du Togo, qu’on devienne des adversaires redoutés sur le plan sportif. »

Un message pour les jeunes Togolais

Consciente des difficultés auxquelles de nombreux jeunes sont confrontés, elle partage un message motivant :

« Il ne faut jamais baisser les bras. Ce n’est pas parce qu’on n’y arrive pas qu’on n’y arrivera jamais. Certaines choses que je ne réussissais pas avant, je les réussis aujourd’hui. Il faut toujours avancer. »

Reconnaissante, elle tient à remercier sa famille, ses entraîneurs et ses amis pour leur soutien constant.

« Ils croient en moi et m’aident à poursuivre ma route », conclut-elle.

Propos recueillis et retranscrits par E.V.

Crédit photo: FETOGYM

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