
Au Togo, un rapport dévoile l’ampleur des violations des droits des travailleuses domestiques. Le contenu des résultats de l’étude du Centre de recherche et d’action sur les droits économiques, sociaux et culturels (CRADESC) sur les violations des droits des travailleuses domestiques fait froid dans le dos.
Beaucoup de choses circulent sur les conditions de vie et de travail de ces dames (la plupart jeunes), employées dans les maisons. Mais qu’en est-il exactement ?
Démêler le vrai du faux
C’est pour distinguer ce qui relève du mensonge et ce qui est vrai que le CRADESC documente les violations des droits des travailleurs domestiques. Les résultats des investigations sont rendus publics ce mardi 3 octobre 2023 à Lomé.
Le tableau qui se présente à l’issue de l’enquête est sombre : longues heures de travail, manque d’hygiène et de sécurité, traitements dégradants, conditions de vie et de travail difficiles, entre autres. Le secteur étant, de façon générale, informel, il est source de graves manquements liés aux règles de travail sur fond de violations des droits et libertés des travailleuses domestiques.
Les chiffres alarmants
– Les travaux montrent que 35,5% de celles qui aident dans les maisons d’autrui sont des mineurs.
– 28,49% sont des illettrées.
– 47,04 % d’entre elles n’ont pas signé de contrat écrit.
– Celles qui ne sont pas déclarées à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) occupent 77,08%.
– Elles sont 85,47% à avoir un salaire mensuel de 27.000 de FCFA
– 50,62% affirment avoir subi des actes de violences
– En cas de problèmes, seul 0,63% ont recours au conseil juridique contre 4% à la Police nationale, etc.
Recommandations
L’étude du Centre de recherche et d’action sur les droits économiques, sociaux et cultuels lève le voile sur les réalités que vivent les travailleuses domestiques.
Comme solutions, l’accent doit être mis sur le plaidoyer pour la protection et l’émancipation économique de ces femmes employées de maison. « Comme partout ailleurs, la situation des travailleuses domestiques est encore alarmante », insiste Fatima Diallo, directrice du CRADESC, appelant à ce que le travail domestique soit encadré de façon spécifique au Togo.
Kossivi AMET.
