Lomé a accueilli, les 14 et 15 septembre 2026, la 4e édition des Assises africaines de dermatologie. Organisée par le ministère de la Santé, en collaboration avec la Fondation Pierre Fabre et la Société togolaise de dermatologie et des infections sexuellement transmissibles (SOTODERM), cette rencontre met l’accent sur les innovations dans la prise en charge des maladies de la peau.
Les innovations au centre des échanges
Durant ces assises, des spécialistes et professionnels de santé venus de plusieurs pays africains ont partagé leurs pratiques. Les échanges ont porté sur des solutions innovantes, notamment la télé-expertise et les outils numériques, pour améliorer le diagnostic, le suivi et la prise en charge des patients.
Largement sous-estimées, les maladies dermatologiques ont été officialisées comme priorité de santé publique par l’OMS en 2025. En Afrique subsaharienne, leur poids demeure considérable. Cependant, le manque de spécialistes et leur concentration dans les grands centres urbains limitent encore l’accès aux soins, particulièrement en milieu rural.
Miser sur le numérique pour améliorer la prise en charge
Face à cette réalité, la mise en œuvre du programme national de télé-expertise en dermatologie permet aux agents de « faire des prises en charge des maladies de dermatologie courantes, mais aussi à pouvoir se référer à des experts qui donnent leur avis et qui proposent les traitements. Le dermatologue, c’est comme s’il se déplaçait maintenant vers le patient, quel que soit l’endroit où il se trouve au Togo », a affirmé le Dr Raymond BARRUET, président de la SOTODERM.
Le partage d’expériences durant ces travaux permettra d’en mesurer les acquis et d’identifier avec lucidité les défis techniques, organisationnels et humains. L’objectif est de consolider des réponses adaptées aux réalités locales et d’utiliser l’innovation pour réduire les inégalités d’accès aux soins.
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Crédit photo : D.R.